«C’est une année frustrante puisque nous n’avons pas de constance» – Jordan Eberle


Jean-François Chaumont
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À sa deuxième saison d’existence, le Kraken de Seattle a atteint le plateau des 100 points, éliminé l’Avalanche du Colorado au premier tour en sept matchs avant de tomber au deuxième tour contre les Stars de Dallas, encore une fois en sept rencontres.
Pour cette troisième saison dans la LNH, le Kraken avait maintenant l’objectif de répéter ses exploits et de se maintenir comme l’une des bonnes équipes du circuit. À Seattle, on voulait détruire le préjugé de l’histoire Cendrillon.
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Mais cette magie n’est plus présente pour le Kraken. À quelques heures du passage à Montréal, la bande à Dave Hakstol présentait un dossier de 8-11-6.
Dans le vestiaire du Kraken, on ne cache pas qu’il y a de la frustration.
«C’est une année frustrante puisque nous n’avons pas de constance, a résumé l’ailier Jordan Eberle. Il y a eu des matchs où l’on était à notre meilleur, et le match suivant, on était à notre pire. On a montré combien on peut être bons. Plus récemment, on a trouvé notre constance, mais c’est drôle parce qu’on a perdu nos derniers matchs alors qu’on jouait bien. Ça nous fâche un peu. On doit trouver la manière de prendre le contrôle des matchs, c’est comme ça qu’on gagnait l’an passé, là on fait l’inverse.»
Même son de cloche du côté de Pierre-Édouard Bellemare, qui en est à sa première campagne avec le Kraken.
«On est inconstants, a tranché Bellemare. On fait un bon match, après on suit avec deux matchs médiocres, ensuite deux matchs incroyables, mais on n’est pas capables prendre les points, ensuite un match ordinaire, mais on arrive à prendre les points. C’est un peu incompréhensible. Ce qui nous manque le plus, ce qui fait qu’on se frustre, c’est l’identité de l’équipe qu’on doit regagner.»
La gestion des attentes
À sa sortie d’un entraînement sur la glace du Centre Bell, Yanni Gourde a également frappé sur le clou de la constance pour expliquer le mauvais départ de son équipe.
«La constance est notre plus gros problème, a dit Gourde. Nous faisons face à de l’adversité. D’un match à l’autre, nous avons de la difficulté à fournir le même effort et nous ne parvenons pas à coller un bon 60 minutes.»

L’an dernier, le Kraken avait dominé la LNH avec 209 buts à cinq contre cinq. Un an plus tard, ce n’est pas la même histoire. Le dernier bébé de Gary Bettman se retrouve au 22e rang avec 44 buts à cinq contre cinq.
«Au début de la saison, nous avions peut-être le sentiment que nous étions pour connaître une saison un peu plus facile, a reconnu Gourde. Mais après quelques matchs, nous avons compris que ce n’était pas le cas. Il y a maintenant plus de 20 matchs au calendrier, nous devons mieux jouer.»
Gagnant du trophée Calder l’an dernier grâce à une récolte de 57 points (24 buts, 33 passes) en 80 matchs, Matty Beniers suit la même courbe descendante que son équipe. En 25 matchs, l’Américain de 21 ans n’a obtenu que 12 points (4 buts, 8 passes).