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«C’est un vide que je ne pourrai jamais combler»: l’espoir de première ronde Michael Hage a perdu son père de façon tragique il y a un an

Kevin Dube
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-06-06T23:00:00Z

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BUFFALO | L’été 2023 était rempli de promesses pour Michael Hage. Il se préparait pour la saison la plus importante de sa jeune carrière, celle de son repêchage, où il était considéré comme un espoir de premier plan. Puis, lors d’une belle journée de juillet, la trajectoire d’une année qui n’annonçait que du bon a complètement changé lorsque son père, Alain, est décédé tragiquement dans un incident de natation. 

Vous ne trouverez aucun espoir admissible au repêchage de 2024 qui a vécu autant d’adversité que Hage, un joueur de centre droitier de 6 pi 1 et 187 lb. Son père était non seulement son plus grand supporter, mais aussi son plus dur critique.

Né à Montréal, il résidait depuis plusieurs années en Ontario mais avait tout de même conservé avec lui deux héritages de la métropole québécoise: le français et son amour pour le Canadien.

Le jeune Michael a donc grandi en tant que grand partisan de la Sainte-Flanelle et a appris le français, qu’il parle de façon très fluide. Il tente d’ailleurs de le pratiquer avec ses grands-parents, qui résident toujours à Montréal.

«C’est grâce à mon père si je suis ici. Il a toujours été dur envers moi mais je comprends maintenant que c’est parce qu’il voyait quelque chose en moi. Avec du recul, je lui en suis tellement reconnaissant.»

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Bien faire pour lui

Après le décès tragique de son père, Hage aurait très bien pu décider de prendre une pause du hockey, de vivre son deuil avec les siens.

Il a plutôt choisi le contraire. Quelques jours plus tard, il était de retour au gymnase.

«Je n’ai jamais vraiment pensé arrêter. Jouer au hockey, c’est ce que j’aime faire, c’est ma passion et c’est ce que mon père me voyait faire de ma vie. Il m’a tout donné pour que je réussisse et il était hors de question que je ne joue pas. Ça m’a permis de me changer les idées.»

Mais les choses n’ont pas été faciles pour lui, en début de saison avec le Steel de Chicago dans la USHL, la ligue junior des États-Unis.

«Ç’a été très difficile au début. J’essayais quand même de me présenter et aider mon équipe mais j’avais de la difficulté. C’est un vide que je ne pourrai jamais combler dans ma vie et à un certain point, j’ai décidé de l’utiliser comme une motivation. J’essayais de jouer pour lui chaque soir afin de le rendre fier.»

Il a par la suite pris son envol et a été l’un des meilleurs joueurs de la USHL en fin de saison. Il a finalement terminé avec 75 points en 54 matchs, au quatrième rang du circuit, confirmant ainsi son statut de possible choix de première ronde au prochain repêchage.

«Je suis vraiment fier de moi, a-t-il assuré avec humilité. Cette saison m’a vraiment permis d’approcher différemment l’adversité. J’ai appris à ne plus me laisser influencer par les petites choses. Avant, je pouvais me laisser déconcentrer par certains éléments mais je réalise que la vie a tellement plus à offrir et qu’il y a des choses bien pires que des problèmes au hockey. J’ai tenté de profiter de cette saison et c’est quand j’ai du plaisir que je suis à mon meilleur.»

De bons souvenirs

Petit à petit, la douleur de son départ se transforme en gratitude des moments passés avec son père.

Et tout revient au hockey. 

Parmi ceux-ci: le parcours du club chéri d’Alain Hage, le Canadien, jusqu’en finale de la Coupe Stanley en 2021.

«Mon père, mon frère et moi étions tellement excités. Ce sont des souvenirs que je n’oublierai jamais.»

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