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«C’est un peu injuste», le congédiement de Patrick Roy

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-04-06T00:43:41Z

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Le mot « surprise » était sur toutes les lèvres des amateurs de hockey quelques heures après le congédiement de l’entraîneur-chef Patrick Roy par les Islanders de New York, dimanche.

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« Je ne crois pas que les gens pensaient que les Islanders pouvaient se battre pour une place en séries en début de saison. Je trouve ça assez étonnant que [le directeur général] Mathieu Darche l’ait congédié », a commenté Pedro Paiva, rencontré dans un train du Réseau express métropolitain (REM) en direction du Centre Bell pour assister au match entre le Canadien et les Devils du New Jersey.

« Patrick Roy les a bien coachés, c’est un peu injuste », a ajouté le résident de La Prairie, sur la Rive-Sud de Montréal.

Le partisan vêtu d’un chandail du Tricolore a rappelé que Roy était en poste quand Darche a été nommé DG des Islanders en mai.

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« Ce n’était pas son coach. C’est peut-être pour ça qu’il a voulu brasser un peu la soupe », a analysé M. Paiva.

Ce dernier a aussi mentionné que Darche était allé chercher des vétérans comme Brayden Schenn, Ondrej Palat et le défenseur Carson Soucy.

« Ça n’a pas fonctionné comme il le souhaitait », a avancé M. Paiva.

Pedro et Antonio Paiva ont commenté le congédiement de Patrick Roy, le dimanche 5 avril 2026, dans le REM.
Pedro et Antonio Paiva ont commenté le congédiement de Patrick Roy, le dimanche 5 avril 2026, dans le REM. Photo Mylène Richard

Lutte pour les séries

Les quatre défaites d’affilée des Islanders ont certainement penché dans la balance, mais il n’en demeure pas moins que l’équipe était en séries, installée au troisième rang de la section Métropolitaine au moment du licenciement, hier, pendant que les gens étaient attablés pour le brunch de Pâques.

Peu de temps après, les Flyers de Philadelphie les ont toutefois devancés en les excluant du portrait éliminatoire grâce à une victoire de 2 à 1 en prolongation contre les Bruins de Boston.

« C’est intrigant ce qui s’est passé, parce que les Islanders avaient somme toute une excellente saison. Ils [faisaient] les séries. Mais selon moi, il est arrivé quelque chose qu’on ne sait pas », a soutenu Éric Desaulniers, de l’Outaouais.

Éric Desaulniers en compagnie de ses enfants, Maïna Desaulniers, 17 ans, et Loïc Desaulniers, 20 ans, de l’Outaouais.
Éric Desaulniers en compagnie de ses enfants, Maïna Desaulniers, 17 ans, et Loïc Desaulniers, 20 ans, de l’Outaouais. Photo Mylène Richard

« C’est risqué »

« J’ai été surpris. Je me demande bien pourquoi, c’est la fin de la saison. C’est risqué », a pour sa part indiqué son fils, Loïc, 20 ans.

M. Desaulniers, qui a décidé la veille d’aller également au Centre Bell avec sa fille, Maïna, 17 ans, dans l’espoir d’assister au 50e but de la saison de Cole Caufield, souhaite à Roy de se trouver du boulot dans la LNH. Mais ce ne sera pas à Montréal.

« Pas pour l’instant ! Ça va bien avec Martin St-Louis. Lors de l’embauche de St-Louis, on se demandait si Roy n’était pas mieux, il était plus connu. Finalement, le CH a fait un bon choix », a-t-il dit.

L’ancien entraîneur de l’Avalanche du Colorado peut espérer obtenir une autre chance dans la LNH, surtout après avoir vu John Tortorella réapparaître avec les Golden Knights de Vegas en remplacement de Bruce Cassidy, il y a à peine une semaine.

« Tortorella n’est pas tuable ! » a rigolé Loïc Desaulniers au sujet du coach de 67 ans qui dirige une sixième équipe du circuit Bettman.

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