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«C’est un désastre, c’est vide»: la photographe Heidi Hollinger décrit les rues désertées de Cuba

Agence QMI

2026-06-04T13:09:28Z

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Pénuries de carburant, coupures d’électricité, hôpitaux sans eau et effondrement du tourisme : la crise à Cuba atteint un point critique, selon une photographe canadienne Heidi Hollinger, qui affirme que les Cubains sont « épuisés ».

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« Ça va très mal », soutient Heidi Hollinger, résidente partagée entre le Canada et l’île de Cuba depuis plusieurs années, qui s’y trouvait encore il y a trois semaines.

La photographe canadienne Heidi Hollinger à Cuba.
La photographe canadienne Heidi Hollinger à Cuba. Photo prise par Heidi Hollinger

« C’est vraiment pitoyable. Les gens ont de la misère. Il n’y a pas de monde, pas de touristes », poursuit-elle, au micro de Mario Dumont, jeudi, à QUB radio et télé diffusée au 99,5 FM à Montréal.

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Écoutez l’entrevue complète à QUB dans la vidéo ci-dessous :

La crise à Cuba atteint un point critique, selon une photographe, qui affirme que les Cubains sont « épuisés ».
La crise à Cuba atteint un point critique, selon une photographe, qui affirme que les Cubains sont « épuisés ». Photo prise par Heidi Hollinger

Cuisiner en pleine nuit

Celle qui a écrit le livre 300 raisons d’aimer La Havane décrit le quotidien des Cubains, marqué par des pénuries de carburant, des coupures d’électricité prolongées et l’effondrement du tourisme.

Heidi Hollinger décrit le quotidien des Cubains, marqué par des pénuries de carburant, des coupures d’électricité prolongées et l’effondrement du tourisme.
Heidi Hollinger décrit le quotidien des Cubains, marqué par des pénuries de carburant, des coupures d’électricité prolongées et l’effondrement du tourisme. Photo prise par Heidi Hollinger

« Il n’y a pas d’électricité pour comme 25 heures, dit la photographe. Et après ça, ils la remettent pour une demi-heure et, durant la nuit, des fois, on doit se lever pour cuisiner. »

Les rues presque désertes de La Havane témoignent du vide laissé par les touristes, qui constituaient jadis le principal moteur de l’économie cubaine.

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Des déchets jonchent le sol en raison de la pénurie de carburant à Cuba.
Des déchets jonchent le sol en raison de la pénurie de carburant à Cuba. Photo prise par Heidi Hollinger

« C’est un désastre. C’est vide. Il n’y a personne. Les rues sont complètement vides et il n’y a presque pas de voitures », affirme Heidi Hollinger.

Le manque d’eau touche même les services de santé.

Les rues presque désertes de La Havane témoignent du vide laissé par les touristes.
Les rues presque désertes de La Havane témoignent du vide laissé par les touristes. Photo prise par Heidi Hollinger

Mme Hollinger raconte qu’une de ses amies s’est récemment présentée à l’hôpital pour subir une opération de la vésicule biliaire, avant de devoir rebrousser chemin.

« Quand elle s’est rendue à l’hôpital, il n’y avait pas d’eau, indique-t-elle. Ils lui ont dit de revenir la semaine prochaine. »

Des personnes débrouillardes

L’autrice souligne toutefois la résilience de la population, malgré leur moral qui est « au plus bas ».

Photo prise par Heidi Hollinger
Photo prise par Heidi Hollinger

« Les Cubains sont les personnes les plus débrouillardes et ils trouvent toujours une solution, mais ils sont épuisés », témoigne Mme Hollinger.

À ses yeux, le désir de changement est bien réel, sans pour autant vouloir renoncer à leur pays et à leur culture.

Les rues de La Havane à Cuba sont pratiquement désertes.
Les rues de La Havane à Cuba sont pratiquement désertes. Photo prise par Heidi Hollinger

« Les Cubains, ils ne peuvent plus vivre comme ça. Ils veulent du changement, soutient la photographe. J’espère que le changement va venir, mais que les Cubains vont garder leur esprit. »

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