«C’est surréaliste»: des Québécois remportent la Transat Québec Saint-Malo

Amanda Moisan
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Une équipe majoritairement québécoise vient de remporter la Transat Québec Saint-Malo pour la première fois dans l’histoire de la course transatlantique. L’équipage, peu expérimenté, a remporté l’épreuve en 14 jours et 18 heures.
«C’est surréaliste. On est un équipage d’amateurs et on a gagné», s’est exclamée Andrée-Anne Chevalier, plongeuse et responsable des bastaques sur le voile Atlas Ocean Racing.
L’Agence QMI lui a parlé en direct de la France, quelques minutes après la remise du prix de la 10e édition de cette compétition, hier soir, soit le lendemain de leur arrivée à Saint-Malo.
La femme de 37 ans et ses 15 collègues forment le tout premier équipage canadien et québécois à remporter cette régate.
«C’est un sport qui est méconnu au Québec, mais qui est très populaire ailleurs dont en France. C’est pour ça que c’est si particulier que ce soit une équipe du Québec qui gagne. On a réussi à avoir assez de monde et à monter le niveau d’expertise», a expliqué Andrée-Anne, originaire de Repentigny.
«On espère que c’est le début d’une première série de victoires, ça démontre toute la passion et le talent du Canada et du Québec», a lancé Gilles Barbot, le skipper de l’embarcation, qui s’occupe de diriger le bateau et l’équipage.

Ce dernier, joint par téléphone après les célébrations, a confirmé que l’exploit de la jeune équipe a surpris l’organisation.
«On était tous contre de vrais professionnels, qui font ça dans la vie. Nous on a tous un autre métier dans la vie de tous les jours. À la ligne d’arrivée, ils ne savaient même pas qui on était», s’est rappelé en riant le capitaine du bateau.
La formation est composée de 14 Québécois «d’origine ou d’adoption» et deux Ontariens.
«À 16 sur un bateau on est étroit, mais c’est vraiment unique comme expérience», a lancé la Québécoise.
L’embarcation a parcouru en théorie 4578 kilomètres, mais dans les faits, ce sont plutôt 5621 kilomètres qu’elle a totalisés, à une vitesse moyenne de 9,84 nœuds, selon ce qu’a indiqué l’organisation au Journal de Montréal.
L’équipe est d’ailleurs arrivée à la ligne d’arrivée lundi avec moins d’une heure d’avance sur la deuxième position.
«Ça a été long, on espérait 11 ou 12 jours, mais les conditions météo n’étaient pas tout à fait coopératives. Mais l’arrivée a été excitante, c’était très serré», s’est-elle rappelée.

Une passionnée
Andrée-Anne Chevalier a essayé la voile pour la première fois en 2018, à l'École d'entrepreneurship de Beauce.
Six ans plus tard, elle fait partie des champions de la Transat Québec Saint-Malo, qui se tient entre les villes de Québec et de Saint-Malo, en France.
«Il y a des gens qui rêvent de ça pendant longtemps. Je suis chanceuse de vivre cette expérience. C’est sûr que je continue à faire de la voile», a-t-elle relaté.
Dans la vie de tous les jours, elle est cheffe d’une entreprise qui offre des outils informatiques et de bases de données destinés aux professionnels de la santé. La voile est une passion pour la mère d’une petite fille.
«Je ne fais pas ça de ma vie faire de la voile, mais c’est définitivement une passion et j’ai plusieurs projets pour les prochaines années», a-t-elle mentionné.
La Québécoise espère notamment un jour travailler sur l’eau.