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«C’est similaire à Montréal», dit un des plus grands fans des A’s

Un parallèle est évident, à son avis, entre Oakland et Montréal.

Photo JEAN-NICOLAS BLANCHET
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2024-09-26T17:30:00Z

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OAKLAND | Il a son manteau des A’s, sa casquette des A’s, son t-shirt des A’s et sa veste des A’s. En 1972, il a vu la Série mondiale des A’s. Bien tranquille, comme plus de 3000 fois dans sa vie, mercredi soir marquait son dernier match des A’s. Vous me suivez, le monsieur que je vous présente aime beaucoup les A’s.

Son nom, c’est Richard Koza. Il a commencé à aimer le baseball à 5 ans, quand son père l’a amené voir la Série mondiale de 1960 au mythique Forbes Field de Pittsburgh. Sa famille a plus tard déménagé, et il suit les A’s depuis plus de 50 ans.

C’est un des plus fidèles fans à Oakland. Je l’ai rencontré au match de mercredi soir, car il ne voulait pas venir au dernier match, jeudi après-midi. Il craignait qu’une petite partie de la foule veuille détruire le Oakland Coliseum.

M. Koza est un rare partisan que j’ai rencontré cette semaine qui soit résigné. Pas vraiment triste ni en colère, contrairement aux autres.

Il s’en doute depuis cinq ans

Un peu comme la plupart des partisans des Expos à la fin. Tout le monde savait que la page se tournait et qu’on ne pouvait rien y faire.

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«Je sais depuis 2019 qu’ils s’en vont. Je m’y attendais», m’a-t-il expliqué entre deux manches, car il ne la trouvait pas drôle que j’ose lui parler pendant que les A’s étaient au bâton. J’ai pris mon trou assez vite.

Un parallèle est évident, à son avis, entre Oakland et Montréal. «Vous n’avez pas été capables de trouver un endroit pour construire un nouveau stade, comme ici», lance-t-il.

Il cite en exemple San Francisco. Ça n’allait pas bien pour les Giants dans les années 90. Comme les A’s aujourd’hui. Mais le privé a investi, a construit un magnifique stade au centre-ville, et l’affaire était ketchup.

La Ville a contribué financièrement, oui, mais après que le privé eut déplié les centaines de millions de dollars.

C’était le rêve des gens d’Oakland. Ça n’arrivera pas ici, mais plutôt à Las Vegas, à moins que le plan du propriétaire des A’s ne foire, comme il foire souvent.

Tout a tellement changé

M. Koza est peiné de constater à quel point l’équipe et la Ville d’Oakland n’ont pas donné d’amour au site du Oakland Coliseum depuis des années. Comment rien n’a été fait pour aider la communauté.

«Dans les années 90, on marchait autour du stade et il y avait des bars et des restos. On arrivait longtemps avec le match et on pouvait partir longtemps après. Maintenant, autour, ce sont des sans-abri. Il n’y a plus rien», se désole-t-il.

Il s’en est pris au A’s aussi, qui ont continué de monter le prix des billets même s’il n’y avait pas un chat dans les estrades cette saison. «On justifie ça par le prix du marché. Voyons, il n’y en a plus de marché ici. Il y a 4000 personnes dans les estrades!» poursuit-il, soulignant que les A’s ont juste voulu arrêter de vendre des billets.

Mais même s’il est bien au fait de la façon dont a pris fin la concession des Expos il y a 20 ans, et qu’il n’hésite pas à dresser des parallèles entre Nos Amours et ses A’s, M. Koza conserve aussi d’autres souvenirs de l’équipe montréalaise.

«Vladimir Guerrero! Quel homme. Tu pouvais t’asseoir et juste le regarder s’élancer. Il s’essayait sur tous les lancers. À lui seul, il valait le prix du billet. Tu venais voir Vladdy jouer, et après tu pouvais partir, tu en avais vu assez», rigole le sympathique partisan.

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