«C’est pas extraordinaire la vie intime quand t’es malade»: Geneviève Everell se confie à propos de la sexualité avec son conjoint pendant qu’elle luttait contre le cancer du sein


Guillaume Picard
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L’entrepreneure Geneviève Everell est un livre ouvert, aussi elle n’a pas hésité à aborder sa vie intime avec son conjoint, l’humoriste Nicolas Lavoie, pendant qu’elle combattait un cancer du sein.
La femme de 37 ans a abordé la question au balado Ouvre ton jeu, vendredi, en rappelant qu’elle a dû se soumettre à des traitements de chimio pendant qu’elle était enceinte de leur fille Millie-Love.

« C’est pas extraordinaire la vie intime quand t’es malade », a-t-elle lancé à Marie-Claude Barrette.
La femme, dont on souligne souvent la résilience, a poursuivi :
« Ça a été quand même assez particulier pour moi. Je lui ai même récemment dit que je commençais à me sentir moi. Il a fait comme : “hein ! T’étais-tu correct quand on faisait l’amour ?”. Oui, mais tu le sais que tu n’as pas ta tête... tu n’as plus de cheveux, tu n’as pas de sourcils. S’il faut faire l’amour le matin, t’es grise, pas le temps de me mettre de blush. Je ne me trouve pas extraordinaire. »
Mais Nicolas ne voyait pas les choses de la même façon et elle affirme que son regard envers elle n’a jamais changé :
« Je pense pas qu’on a été le plus torride [pendant] le six mois de chimio, post-partum en plus, mais on a réussi à avoir des moments d’intimité. Autant qu’en tant que parents, ça peut être rapide sous la douche que ça peut être un moment doux et plus sensuel », a-t-elle raconté sans tabou.
« Dans son regard, lui, je n’ai jamais eu l’impression que rien n’avait changé. C’est fou là, même moi, je disais : “arrête, tu vois bien que je suis maganée”, puis en plus charcutée », a-t-elle ajouté en revenant sur la reconstruction du sein qu’elle a subie grâce à son gras de ventre.
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