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«C’est maintenant ou jamais» –Mathieu Germain

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2024-01-30T20:00:04Z

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Mathieu Germain est gonflé à bloc en vue de l’année 2024, qui pourrait être déterminante pour le reste de sa carrière, surtout quand de petits contretemps s’invitent dans sa préparation.

Le boxeur québécois sera la tête d’affiche du premier gala de l’année du Groupe Yvon Michel (GYM), le 14 mars. On ne connaît pas encore son adversaire, qui sera annoncé dans quelques jours.

À 34 ans, Germain (23-2-1, 9 K.-O.) sent que le temps commence à jouer contre lui, et le plus gros combat de sa carrière, il l’attend toujours. D’ici la fin de l’année, il souhaiterait au moins boxer face à un homme mieux classé que lui.

«C’est là que ça se passe. C’est maintenant ou jamais. Je vais pousser partout pour que ça se passe. Je vais demander à Yvon pour qu’il pousse. Je vais aller écrire sur Instagram à tous mes adversaires. Quelque chose va se passer», a-t-il assuré durant sa séance d’entraînement de mardi au complexe sportif Claude-Robillard.

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«Je ne veux pas m’éterniser, a ajouté le résident de Mascouche. Je boxe depuis que j’ai 10 ans. C’est pour ça que c’est cette année. Je veux que ça se passe cette année. Je ne suis pas rendu à avoir des combats pour progresser. Je suis là.»

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La suspension dans le rétroviseur

La sanction imposée à GYM par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) – en raison du comportement d’Yvon Michel – qui l’empêche d’organiser des galas entre le 16 janvier et le 12 mars n’a pas mis de bâtons dans les roues de Germain, qui reconnaît tout de même qu’il aurait aimé se battre plus. Son dernier gala remonte à septembre.

«Je me bats quand on me demande de me battre. Ç’a peu d’importance», a assuré le père de trois enfants en disant compter sur de bons commanditaires durant les périodes mortes.

Préférant regarder vers l’avenir, Germain s’entraîne avec intensité tous les jours. Ses partenaires de «sparring» n’ont d’autre choix que d’égaler son intensité, puisque le super-léger ne recule devant rien.

«Je vieillis, je ne pourrai pas faire des combats les uns après les autres. C’est sûr que j’aimerais au moins trois [combats] par année. Je ne suis pas sorti du gym. Je suis au gym à l’année, donc pour moi, ce n’est pas un retour à l’entraînement», a-t-il expliqué.

Pour le 14 mars, «G-Time» espère avoir devant lui un adversaire de qualité qui pourra le préparer aux gros combats qu’il convoite tant.

Pomerleau en redemande

Pour un jeune loup comme Derek Pomerleau, une telle sanction est plus difficile à vivre. Le boxeur de 23 ans veut gagner de l’expérience pour continuer à progresser et c’est pour cette raison qu’il entend se battre le 14 mars, mais également le 4 avril et le 16 mai.

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«La pause est extrêmement longue, je n’appelle même pas ça une pause, a lancé celui qui est monté dans le ring pour la dernière fois le 7 octobre à la Place Bell. On dirait quasiment une année sabbatique entre chaque combat. Je trouve ça très, très long, mais j’ai confiance qu’on s’en va dans la bonne direction.»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Celui qui présente le futur de GYM chez les poids moyens gagne de l’expérience petit à petit, avec pour objectif de compétitionner pour une ceinture prochainement. Confiant, Pomerleau (6-0, 4 K.-O.) sait qu’il a une certaine pression sur les épaules.

«Ça va sonner un peu [égocentrique], mais je m’attendais éventuellement à être la personne qui allait mettre le train en marche. Je ne suis pas surpris, mais ça me fait chaud au cœur par exemple», a indiqué le Montréalais.

Mardi, il s’est exercé dans le ring avec Germain et le vétéran a pu lui prodiguer quelques précieux conseils. Pomerleau sait que cette relation privilégiée le fait grandir.

«Je peux me comparer à lui, avec mes connaissances et les siennes. On travaille ensemble et on s’aide vraiment», a-t-il confié.

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