Chandail retiré pour Marchessault: «C’est l’un des plus beaux honneurs qui pouvaient m’arriver»
Jonathan Marchessault ne s’attendait pas à voir son chandail retiré par les Remparts


Stéphane Cadorette
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Jonathan Marchessault n’a jamais pu mener les Remparts à la Coupe Memorial, mais 14 ans après sa dernière saison avec l’équipe, il se réjouit d’être hissé au rang des immortels. Le retrait de son chandail, le 21 septembre, l’étonne et le comble à la fois.
Marchessault s’est pointé au Centre Vidéotron pour prendre part au Pro-Am Sun Life avec sa bonhomie habituelle.
Souriant, avenant et loquace, il en avait long à dire sur son été surchargé, qui a débuté par un déménagement de Las Vegas à Nashville et qui s’achèvera par son numéro 18 élevé dans le firmament du Centre Vidéotron.
«Pour vrai, je ne m’y attendais pas», a-t-il d’abord réagi avant de préciser sa pensée. «Je savais que ça pouvait arriver, pas nécessairement pour ce que j’ai fait en tant que joueur pour les Remparts, mais plus pour ce que j’ai fait comme joueur de hockey et les Remparts ont fait partie de mon parcours.»
Une histoire inspirante

Marchessault n’a certainement pas tort. Malgré de robustes productions offensives, il ne s’est pas forcément inscrit dans la mythologie des Remparts dans l’immédiat. En 2010-11, à sa dernière campagne à Québec, l’équipe a atteint la demi-finale, mais a laissé échapper un coussin de 3-1 dans sa série contre Gatineau pour finalement s’incliner.
Mais que dire de la suite féérique de son aventure dans le hockey professionnel? Ignoré au repêchage, puis libéré sans cérémonie par les Blue Jackets et le Lightning, il croyait s’être établi avec les Panthers, qui l’ont laissé filer à Las Vegas lors du repêchage d’expansion. C’est là qu’il a réellement fait sa place en remportant, au printemps 2023, la coupe Stanley et le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile.
«C’est dans ce temps-là que tu prends le temps de t’asseoir et de réaliser tout ce que tu as fait», a commenté Marchessault au sujet du geste des Remparts pour l’honorer.
«Personnellement, c’est l’un des plus beaux honneurs qui pouvaient m’arriver. J’en ai vécu des choses, mais faire retirer mon numéro par une organisation, ça n’arrivera plus jamais dans ma vie. Ce qui me rend fier plus que tout, c’est mon parcours. Je suis parti de tellement loin. J’ai toujours été un bon joueur, mais jamais le meilleur. C’est dans des moments comme ceux-là que je réalise tout ce que j’ai fait.»
Des adieux difficiles

C’est l’histoire de la vie de Marchessault, mais au moment où il pensait enfin pouvoir profiter d’une belle stabilité à Vegas pour le reste de sa carrière, il doit encore une fois tout recommencer en déménageant à Nashville.
S’il se dit comblé par son contrat de cinq ans avec les Predators, il admet candidement que, dans un monde idéal, il serait resté dans ses pantoufles.
«Dans ma tête de joueur et de partisan de hockey, je n’aurais jamais pris une décision comme celle-là, mais quand je serai dans ses bottines comme entraîneur ou comme DG, je vais pouvoir savoir comment lui se sentait à ce moment-là.
«Mon coach, Bruce Cassidy, et tous les employés dans les bureaux, tant dans les départements marketing que hockey, comme mes coéquipiers, m’ont texté et ça m’a fait sentir que j’avais fait de quoi de bien dans les sept années que j’ai été là-bas. J’ai touché beaucoup de personnes, j’ai été important pour la communauté de hockey et c’est quelque chose dont je suis fier. Je vais m’ennuyer de Vegas, mais Vegas va s’ennuyer de moi aussi», a-t-il lancé sans retenue.