Léa Roy a été ébranlée en se voyant la première fois avec des cicatrices au visage sur le plateau de la série Même pas morte, dans laquelle elle incarne une femme agressée au couteau, en pleine nuit, dans son appartement.
« C’est troublant de se voir ainsi parce que tu te dis que la femme lumineuse que je joue se fait attaquer de la sorte et reçoit des coups de couteau au visage. C’est effrayant », a dit la comédienne, lors d’une visite du plateau piloté par le réalisateur Julien Hurteau.

« Mais ces cicatrices servent beaucoup mon jeu. C’est un rappel constant de la violence qu’elle a vécue. La maquilleuse Julie Brisebois et les images de Philippe St-Gelais vont vraiment nous faire croire à cette défiguration-là », a souligné la comédienne, qui a vu les premières images, les rushs, comme on les appelle dans le jargon.
Au-delà des marques qui témoignent de cette violence ignoble, c’est le tournage de l’agression qui figure parmi les scènes les plus bouleversantes pour l’interprète.
« C’est l’expérience la plus intense que j’ai vécue dans ma carrière, de loin. De par la journée qu’on a vécue, qui était très longue. J’avais trois heures de maquillage à cause des prothèses qui devaient être partout sur le corps, parce que les coups de couteau ne sont pas juste au visage. On a fini à 5 h du matin et après, j’avais deux heures de démaquillage, c’est long parce que les prothèses en silicone sont bien collées ! »

La violence faite aux femmes est au cœur de cette fiction adaptée du roman éponyme de Geneviève Rioux, la résilience aussi, le courage et la détermination à débusquer son agresseur. Stéphane Cardin, le personnage de Léa Roy, s’engage dans l’enquête pour faire tomber celui qui a osé s’en prendre à elle.
La comédienne de 28 ans, qui roule sa bosse depuis une dizaine d’années dans nos écrans et que l’on verra dans la cinquième saison de STAT, décroche son premier rôle principal dans cette adaptation signée Pascale Renaud-Hébert.
« C’est difficile à jouer, à porter, parce que je joue une charge émotive extrêmement heavy, lourde, mais en même temps, c’est tellement le fun à jouer, des rôles comme ça, et c’est un défi à tous les niveaux. Pour une comédienne, il y a vraiment un sentiment de dépassement de soi. »

Léa Roy admire son personnage.
« Stéphanie est combative, elle n’a pas peur. Elle le dit dans le roman : elle n’a pas peur parce qu’elle est libre, alors que lui, il va vivre dans la prison de sa culpabilité toute sa vie. Il y a quelque chose de vraiment fort là-dedans. »
Ça n’empêche pas Léa Roy d’avoir peur par moments. « On ne réalise pas que ces histoires existent jusqu’à tant qu’elles arrivent proches de nous. Après ça, ça change notre rapport à l’humanité, littéralement. On se met à avoir peur, pis à voir les situations différemment. Mais la force de Stéphane me réconcilie avec la peur. »
Du même auteur
• À lire aussi : VIDÉO | « Est-ce qu’à chaque fois, on va se faire insulter ? »: Sébastien Delorme en a assez des commentaires haineux
• À lire aussi : Ils ont chanté « Beauty and the Beast » ensemble : Céline Dion attristée par le décès de Peabo Bryson

