C’est le temps ou jamais pour Primeau

Marc de Foy
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Jake Allen est parti, Cayden Primeau a enfin le champ libre. Mais attention! Ça ne veut pas dire qu’il a droit à une grande marge d’erreur. L’avenir commence maintenant pour celui qui devient officiellement le second de Samuel Montembeault.
Primeau n’est plus ce qu’on peut appeler un jeune joueur. Il franchira le cap des 25 ans au mois d’août.
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À cet âge, les joueurs doivent avoir atteint le maximum de leur potentiel.
Et, quoi qu’on en dise, ça s’applique autant pour les gardiens.
Chance ratée l’an dernier
Allen aurait probablement été disponible l’été dernier si Primeau avait connu une bonne saison avec le Rocket de Laval. L’excellente tenue de Primeau dans les séries avec le Rocket, l’année précédente, était porteuse d’espoir.
On était en droit de penser qu’une bonne saison dans la Ligue américaine de hockey lui permettrait de faire le saut avec le grand club cette saison. Mais ça ne s’est pas produit. Primeau a fait un pas en arrière.
On connaît la suite. Incapable de retourner Primeau à Laval sans avoir à le soumettre au ballottage l’automne dernier, Kent Hughes n’a pas pris de risque. D’autant qu’il avait eu vent que Primeau serait assurément réclamé.
Lorsque Montembeault a distancé ses deux compères pour le poste de gardien titulaire, il a hérité d’une prolongation de contrat de trois ans. L’entente était juste et équitable pour les deux parties.
Allen n’étant pas à la hauteur, il est devenu impossible pour Hughes de l’échanger. Pendant ce temps, Primeau se promenait plus souvent qu’autrement entre la galerie de presse et le bout du banc. Ce qui n’était pas la marche à suivre pour un gardien de son âge.
Heureusement, ce temps est révolu. Mais le vrai travail commence pour Primeau. Les projecteurs seront braqués sur lui. Il n’a plus d’excuses. Ce sera à lui de montrer son savoir-faire.
Ça passe ou ça casse.
Savard: on verra l’an prochain
En ce qui concerne David Savard, c’est une bonne chose qu’il demeure à Montréal. Sa réputation n’est plus à faire. Le vétéran défenseur correspond au type de joueur qui plaît à tout entraîneur. Son jeu et son implication en font un excellent modèle pour les jeunes.
De plus, il se plaît avec le Canadien, ce qui n’est pas négligeable.
Ça ne veut toutefois pas dire qu’il est intouchable.
Savard entamera la saison prochaine la dernière année du contrat de quatre ans qu’il a signé avec le Canadien après avoir aidé le Lightning de Tampa à remporter la coupe Stanley. Il aura alors 34 ans.
Ce sera à Hughes d’évaluer s’il doit lui offrir un autre contrat.
Ainsi va le business.
