C’est le retour de la force des jeunes chez le CH
Agence QMI
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En cette fin de campagne sans signification pour le Canadien, assuré pratiquement de manquer les séries, quelques performances individuelles retiendront l’attention des partisans et de la haute direction du club, notamment celles de Juraj Slafkovsky et de Jordan Harris.
Comme le disait maintes fois l’animateur Ron Fournier à la radio il y a plusieurs années déjà, «la force des jeunes» est nécessaire chez le Tricolore et à en juger le rendement de plusieurs porte-couleurs de la formation montréalaise, le célèbre cri de ralliement semble plus que jamais pertinent aujourd’hui. Au cours du récent périple de l’équipe, certains jeunes hommes se sont distingués, ce qui témoigne de leur amélioration.
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Premier choix au total de l’encan amateur de 2022, Slafkovsky joue avec aplomb depuis de nombreuses semaines. Le Slovaque est devenu le premier athlète de l’histoire du Bleu-Blanc-Rouge à récolter au moins 40 points durant une saison à un âge inférieur à 20 ans; il atteindra la vingtaine samedi.
«C’est important pour le joueur, car il sait que sa valeur est mesurée à partir de ça. Nous [les instructeurs] regardons plus son jeu dans l’ensemble et je suis fier de la progression d’un joueur de 19 ans, a affirmé l’entraîneur-chef Martin St-Louis en point de presse, jeudi, quelques heures avant le match contre les Flyers de Philadelphie. Compte tenu du passé de cette concession, quand tu embarques dans son histoire, c’est spécial. Cela montre pourquoi on l’a repêché si haut.»
Harris en pleine croissance
Questionné à propos de Harris, l’instructeur a sorti l’encensoir. Il faut dire que le défenseur de 23 ans s’en tire très bien avec un différentiel de -3 cette année, malgré la mauvaise position du Canadien au classement. Dans les trois derniers affrontements, il a totalisé 18 minutes ou plus sur la glace, un indice de la haute estime de St-Louis à son endroit.
«Il a trouvé une constance dans son jeu. C’est une saison de 82 matchs et on parle d’un gars qui a joué à l’université et qui ne disputait pas autant de rencontres. Il commence à s’y habituer et à la manière de fonctionner de la ligue, a considéré le pilote. Ça part avec la constance qu’il affiche. Encore là, ce qu’il fait sur la glace n’est pas évalué seulement avec des chiffres. On a beaucoup de confiance en ce que nous voyons de lui, mais tout cela part de la régularité et celle-ci débute avec de la discipline. Il apprend à être un professionnel, il est bien préparé pour les matchs et il est engagé.»
De son côté, Harris semble tout aussi satisfait, même si rien n’est parfait.
«Je suis très heureux dans l’ensemble. J’ai joué du bon hockey, a-t-il dit. C’est très bien en termes de constance, sauf que je veux toujours en faire plus, personnellement.»
«Je bâtis mon jeu en effectuant ces petites choses, a-t-il ensuite précisé en évoquant notamment la position de son bâton pour nuire à l’adversaire, en infériorité numérique, par exemple. Chaque fois que vous brisez un jeu en plaçant correctement votre palette, ça augmente votre confiance.»