Tous les résultats
Publicité

«C’est la pire catastrophe qu’on a vécue»: un couple d’agriculteurs perd une partie de sa récolte à cause des inondations

Des champs ont été submergés d'eau pendant des jours

Photo portrait de Marianne Langlois
2023-07-13T20:25:00Z

Partager

Un couple de maraîchers lavaltrois désespère alors que les inondations et la pluie des derniers jours ont anéanti la presque totalité de leurs récoltes de l’année. 

• À lire aussi: Tornade et temps violent: voyez toutes les images des intempéries

• À lire aussi: Alerte et veille de tornade sur plusieurs régions du Québec

• À lire aussi: Le secteur Barrhaven à Ottawa frappé par une tornade

«On ne sait plus quoi faire, on ne sait plus où donner de la tête [...] on regarde la météo à long terme et il n’y a rien pour nous encourager d’ici les deux prochaines semaines», explique Maxime Vaes, le propriétaire de la ferme Des jardins Vaes à Lavaltrie.

Courtoisie
Courtoisie

Depuis le 13 juin, ce sont plus de 400 millimètres de pluie qui sont tombés dans Lanaudière. Seulement dans la dernière semaine, des quantités entre 80 et 120 millimètres ont été reçues.

Maxime Vaes dans les champs de céleris jaunis par la pluie.
Maxime Vaes dans les champs de céleris jaunis par la pluie. Courtoisie

Publicité

Pour les producteurs agricoles, c’est une véritable «catastrophe» qui a causé des pertes dans plusieurs régions du Québec. 

«Des dommages ont été rapportés en Estrie, dans la Capitale-Nationale, dans Chaudière-Appalaches, personne n’a été épargné», explique Catherine Lessard, directrice générale de l’Association des producteurs maraîchers du Québec.

  • Écoutez l'entrevue avec Martin Caron, président général de l’Union des producteurs agricoles, via QUB radio :

Outre les inondations qui submergent les champs, les averses peuvent causer de la pourriture sur les fruits et l'humidité au sol le rend plus propice aux maladies fongiques ainsi qu'à la mauvaise herbe. 

Quantité record

Sur les 450 acres de terres divisés en trois points de cultures, tous les champs du couple d’agriculteurs ont été touchés par les inondations causées par la pluie et le débordement de la rivière L’Assomption.

L'eau de la rivière L'Assomption a submergé les champs.
L'eau de la rivière L'Assomption a submergé les champs. Courtoisie

«On n’a jamais vécu ça, c’est la pire catastrophe qu’on a vécue [...] on ne connaît même pas encore toute l’ampleur des dommages», souligne Marie-Hélène Martel, la conjointe de M. Vaes.

Avec seulement 15% de récoltes, c’est la moitié de leur clientèle qui peut obtenir les laitues, les céleris et les oignons cultivés.  

«On plante encore et on l’entretient et on ne sait même pas si on fait ça pour rien. On espère que l’automne sera meilleur», déplore le maraîcher. 

Signal d’alarme

Malgré les défis, hors de question de baisser les bras pour Maxime Vaes et sa conjointe qui tentent de trouver des solutions afin d’assurer la pérennité de la profession. 

«Quand tu es producteur, tu es un battant [...] qui va nourrir les gens si les agriculteurs ne cultivent plus de fruits et de légumes?» demande-t-il.

Le couple tente de sensibiliser les diverses associations agricoles et d’impliquer d’autres producteurs dans leurs démarches afin d’obtenir un meilleur soutien en cas d'épreuve. 

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité