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«C’est la guerre... C’est affreux»: des Montréalaises d’origine iranienne rongées par l’inquiétude

Avec l’absence de réseau en Iran, elles ont du mal à joindre leurs proches

Photo portrait de Anouk Lebel

Anouk Lebel

2026-03-03T23:13:09Z

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L’espoir a cédé la place à l’inquiétude pour des Montréalaises d’origine iranienne après quatre jours de frappes israélo-américaines contre le régime de Téhéran.

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« Samedi, j’étais tellement contente, je pensais que le régime allait tomber et qu’on allait avoir la paix. Maintenant, c’est la guerre... C’est affreux », laisse tomber Hemela Pourafzal, propriétaire du café Byblos, à Montréal.

Entre deux services, l’octogénaire originaire de Rashid, au nord de l’Iran, réécoute les nouvelles en continu, dans l’espoir d’être rassurée.

Elle n’a pas de nouvelles de ses cousins et amis dans le pays, depuis dimanche soir.

« Il n’y a pas de réseau là-bas, il faut attendre qu’ils nous appellent. La dernière fois que je leur ai parlé, ils me disaient qu’ils entendaient du bruit, des bombes. Ils sont stressés comme c’est pas possible », dit-elle.

Une « vraie guerre »

Elle explique qu’après la mort du guide suprême, Ali Khomenei, ses proches étaient fébriles et s’attendaient à la fin du régime.

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Ils ne s’attendaient pas à une telle escalade de violence.

Voilà que mardi, le président des États-Unis, Donald Trump, a évoqué une série de frappes de « quatre à cinq semaines ».

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

« C’est la vraie guerre ! » lance Mme Pourafzal, ébranlée.

De son côté, l’épidémiologiste et militante iranienne Nimâ Machouf est de plus en plus inquiète.

« Là, on voit l’ampleur des dégâts, on voit les bombes tomber, on voit quelques images sortir. C’est épeurant », dit-elle.

Toute la région

Elle est d’autant plus inquiète que le conflit dépasse Israël, les États-Unis et l’Iran pour s’étendre à d’autres pays comme le Liban.

Elle non plus ne peut communiquer directement avec ses proches.

« On n’a pas réussi à parler à quelqu’un directement en Iran, mais on a des nouvelles à travers nos proches. Pour l’instant, tout le monde va bien, même s’ils sont très inquiets », explique-t-elle.

L’inquiétude varie selon la ville où ils se trouvent.

« Téhéran est très touché. Les gens qui y sont ont très peur, mais les gens n’ont pas d’autre endroit où aller. Les gens de ma famille sont tous restés. Ils vivent au jour le jour en regardant le ciel », poursuit-elle.

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