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Les Dolphins s’imposent la plus grosse pénalité financière dans l’histoire de la NFL pour mettre fin au fiasco Tua Tagovailoa

MEGA/WENN
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-03-09T12:42:16Z

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En mettant fin à l’association avec Tua Tagovailoa, les Dolphins ont accepté de subir la plus importante pénalité de l’histoire de la NFL sur la masse salariale, soit 99 millions sur les deux prochaines saisons. Autrement dit, il fallait que l’équipe veuille que le quart-arrière foute le camp de Miami et pas à peu près !

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Le fiasco Tagovailoa est vraiment fascinant. Depuis qu’il a été le choix de premier tour des Dolphins en 2020, c’est comme s’il y avait du sable dans l’engrenage.

Sélectionné au cinquième rang, il n’a jamais fait l’unanimité, tandis qu’un rang plus tard, les Chargers ont opté pour Justin Herbert, qui est perçu comme l’un des meilleurs quarts-arrières de la ligue. C’est comme si, dès le départ, Tagovailoa s’était présenté au marbre avec deux prises.

Il a tardé, au départ, à s’imposer avant de montrer des signes prometteurs en 2022 et 2023 sous les commandes de l’entraîneur-chef Mike McDaniel.

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En juillet 2024, les Dolphins lui ont consenti un contrat de quatre ans pour 212,4 millions, malgré des lacunes dans son jeu, mais surtout, un inquiétant historique de commotions cérébrales.

Une situation difficile

Les Dolphins ont préféré miser sur Tagovailoa après deux saisons intéressantes en lui déroulant le tapis rouge plutôt qu’en allant voir ailleurs. Aujourd’hui, cette décision leur pète dans la face.

Le fait de libérer Tagovailoa maintenant leur permet de répartir l’impact sur leur masse salariale sur deux ans. Il en coûtera donc 67,4 millions la saison prochaine et 31,8 millions en 2027 pour qu’il déguerpisse. C’est complètement fou, quand on y pense !

Pour les Dolphins, l’impact financier est immense. Oui, le plafond salarial pour chaque équipe vit un autre bond vertigineux en passant de 279,2 millions à 301,2 millions en 2026.

Plusieurs diront que les Broncos, en se débarrassant du contrat de Russell Wilson il y a deux ans, ont encaissé la pénalité de 80 millions et se sont brillamment ressaisis.

C’est bien vrai, mais c’est loin d’être garanti que les Dolphins s’en sortent aussi bien.

Premièrement, les Broncos misaient sur d’excellentes fondations en défense. Ils affichaient beaucoup moins de trous dans l’alignement de façon générale et ils ont rapidement trouvé leur quart-arrière en Bo Nix, dont le contrat d’entrée ne coûte que des peanuts. Les Dolphins partent beaucoup plus loin.

Willis à bord

Pour le remplacer, les Dolphins ont rapidement bougé pour embaucher Malik Willis. Ce dernier est l’un des joueurs autonomes les plus intrigants du marché cette année puisqu’il a fort bien paru avec les Packers, mais dans un échantillon très limité. Avec les Dolphins, son contrat lui rapporterait 67,5 millions (45 garantis) sur trois ans.

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C’est donc dire que la saison prochaine, les Dolphins, entre ce qu’ils doivent encore à Tagovailoa et ce qu’ils lancent à Willis, consacreront environ 75 millions à la position de quart-arrière. On parle de gros, gros bidous ! La situation se normalisera dans deux ans, mais quand même !

La saison dernière, Willis a réussi 30 de ses 35 passes en relève à Jordan Love, pour 422 verges, trois touchés et aucune interception. Il a aussi ajouté 122 verges au sol et deux autres touchés. 

Le fait d’avoir libéré Tagovailoa a permis rapidement au nouveau régime en place, formé du directeur général Jon-Eric Sullivan et de l’entraîneur-chef Jeff Hafley, de repartir sur de nouvelles bases avec l’un de leurs anciens protégés à Green Bay. Willis a notamment excellé sur les longs jeux avec les Packers, mais encore faut-il dénicher des jouets à qui il pourra lancer, outre Jaylen Waddle.

À Atlanta

Quant à Tagovailoa, il touchera 54 millions garantis la saison prochaine. À tous ceux qui pourraient se demander pourquoi les Dolphins ne l’ont pas plutôt échangé pour obtenir une valeur en retour, ce contrat rendait la tâche impossible.

Il deviendra plutôt le projet de relance des Falcons d’Atlanta, qui n’ont qu’à lui verser le salaire minimum de 1,3 million pour la saison afin qu’il tente de retrouver ses repères. Ce ne sera pas un vilain risque, même s’il ne faut plus s’attendre à des miracles. 

Au faible prix qu’il coûte aux Falcons, c’est une situation parfaite pour amener une saine compétition entre Tagovailoa et le quart de troisième année Michael Penix Jr. Deux gauchers pour relancer une franchise un peu gauche, depuis quelques années...

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