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«C’est fou à quel point il est complet»: l’espoir du CH L.J. Mooney pourrait devenir une peste, mais aussi un couteau suisse

Getty Images
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-12-29T21:30:00Z

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Un autre petit joueur? C’était naturel de se poser cette question quand le Canadien a réclamé le minuscule L.J. Mooney au quatrième tour du dernier repêchage. Un attaquant qui s’appelle littéralement Little John alors que l’équipe venait de se faire molester par les Capitals en séries.

En personne, sans ses patins, il est encore plus petit que ce à quoi on s’attendait.

Mais Mooney est bien plus qu’un petit joueur, c’est pourquoi ses chances de jouer dans la LNH sont supérieures à celles de bien des garçons de son gabarit.

«C’est fou à quel point il est complet», s’est exclamé Bob Motzko, l’entraîneur-chef des Américains au Mondial junior de hockey, mais aussi l’entraîneur de Mooney avec l’Université du Minnesota dans la NCAA.

Motzko utilise Mooney dans toutes sortes de situations: infériorité numérique, mise au jeu importante, situation offensive, peu importe... c’est le petit couteau suisse qu’il traîne dans sa poche.

«Tuer des punitions, bloquer des tirs, il fait tout ça sans effort! a poursuivi Motzko, inspiré. Et il est pas mal dynamique. Il va seulement s’améliorer. Il effleure son potentiel, on n’a aucune idée encore jusqu’où il peut se rendre.»

Garland, son modèle

La LNH, ce n’est pas pour demain dans son cas. Mooney ne pèse que 170 lb. Il espère en ajouter une dizaine à sa charpente. Mais un jour, il aimerait ressembler à Conor Garland.

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On en conclut que ça ne le dérangerait pas d’être un des joueurs les plus détestés de la ligue. Il éclate de rire.

«Non, a rigolé le petit bonhomme. J’adore le voir jouer. Il est tannant, évidemment, et il fait sortir les joueurs de leurs gonds.

«J’aime faire ça aussi.»

Avant le repêchage de 2019, quand le Tricolore a passé en entrevue Cole Caufield, ce dernier avait lancé à l’état-major, non sans audace, qu’il refuserait d’être plus grand si on lui en donnait l’option. Mooney se reconnaît beaucoup là-dedans.

«Ça me plaît beaucoup, a-t-il réagi en souriant. À ma hauteur, je suis plus difficile à frapper. Je pense que j’ai plus de vitesse que ces gars-là. Ça leur complique la tâche.»

Aux cercles des mises au jeu, le droitier a plus d’un tour dans son sac et il est très habile avec son bâton. Il a appris des meilleurs en patinant avec une belle brochette de joueurs durant ses étés à Pittsburgh: Vincent Trocheck, J.T. Miller, mais aussi son cousin Logan Cooley.

«Ils sont super durs à battre, a raconté Mooney. J’absorbe tout ce que je peux. Il y a aussi quelques joueurs des collèges américains dans notre groupe. C’est assez compétitif.»

Beaucoup de textos

Mooney s’est habitué à sa nouvelle réalité d’espoir du Canadien. Il reçoit régulièrement des textos de la part des partisans.

Il ne trouve pas ça bizarre.

«J’adore ça! a-t-il lancé. C’est incroyable de recevoir autant de soutien à 18 ans. Assez surréel.»

Le natif de West Mifflin, en Pennsylvanie, avoue qu’il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre quand il a abouti à Montréal. Dans les moments suivant sa sélection, les notifications ont explosé sur son téléphone. Il était avec ses sœurs et ses parents à la maison.

«Puis j’arrive en ville et c’est rempli pour le camp de perfectionnement, s’est rappelé Mooney, encore étonné. C’est tellement spécial.»

Au fait, ça vient d’où, Little John?

«Mon père s’appelle John. Tout le monde s’est mis à m’appeler Little John. Ce qui est devenu L.J. Et c’est resté.»

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