C’est fini pour Brian Daboll avec les Giants


Stéphane Cadorette
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Brian Daboll n’aura pas terminé sa quatrième saison à la barre des Giants de New York. Après un autre effondrement de son équipe, dimanche face aux Bears de Chicago, le voilà au chômage.
Les Giants ont congédié Daboll, même si l’équipe montrait des signes prometteurs cette saison avec l’émergence du quart-arrière recrue Jaxson Dart et du porteur de ballon recrue Cam Skattebo.
Le problème, c’est que malgré des moments encourageants, les victoires ne suivaient pas. Les Giants montrent un pitoyable dossier de 2-8 cette saison et de 20-40-1 depuis l’arrivée de Daboll en poste, en 2022.
Son pourcentage de victoires de ,336 le classait au 154e rang sur 166 entraîneurs qui ont dirigé au moins 50 matchs, depuis la fusion de la NFL en 1970.
Les propriétaires de l’équipe auraient pu opter pour la clémence, sachant que l’attaque des Giants est désormais privée de Skattebo et du jeune receveur Malik Nabers, mais a plutôt décidé que Daboll avait eu suffisamment la chance de se faire valoir.
Il devient ainsi le deuxième entraîneur-chef congédié cette saison, après Brian Callahan, remercié par les Titans du Tennessee.
À New York, c’est maintenant le coordonnateur offensif Mike Kafka qui assurera l’intérim.
Le cas de
La vie est cruelle dans la NFL! Pas plus tard qu’en 2022, Daboll était nommé entraîneur-chef de l’année dans la ligue au terme d’une première saison couronnée de succès à New York. Contre toute attente, il avait guidé les Giants en éliminatoires avec un dossier de 9-7-1, la seule saison gagnante sous sa gouverne.
Ce qui n’a probablement pas aidé la cause de Daboll, c’est que le quart-arrière qu’il a eu sous la main lors de ses trois premières saisons aux commandes, n’a pas répondu aux attentes à New York, tandis qu’il paraît très bien cette année à Indianapolis avec les Colts.
Par-dessus tout, ce qui a causé la perte de Daboll, c’est l’incapacité de son équipe à s’accrocher à ses avances.
Cette saison a été particulièrement difficile à ce chapitre, avec quatre avances de 10 points ou plus échappées.
La plus grande débandade est survenue face aux Broncos, lorsqu’ils ont vu fondre leur coussin de 18 points avec cinq minutes à jouer. Dimanche, face aux Bears, ils menaient par 10 points avec moins de quatre minutes à jouer et se sont encore une fois écroulés.
Un manège incessant
Un autre facteur qui n’a possiblement pas aidé la cause de Daboll est que le jeune quart-arrière qui aurait pu le sauver, Jaxson Dart, se retrouve sur la touche à cause d’une commotion cérébrale.
Ce n’est évidemment pas la faute de l’entraîneur-chef, mais Dart a déjà été évalué à quatre reprises cette saison pour de potentielles commotions. Il n’est pas impensable de croire que l’état-major des Giants considère que l’entraîneur-chef ne trouve pas les moyens de protéger adéquatement son joyau contre lui-même.
Depuis que Tom Coughlin est parti en 2015, le poste d’entraîneur-chef des Giants est devenu un véritable terrain miné.
Ben McAdoo a pris le relais de Coughlin. Il a duré 28 matchs (13-15). Pat Shurmur a suivi. Il a duré 32 matchs (9-23). Joe Judge lui a succédé. Il a duré 33 matchs (10-23).
Personne dans le groupe n’est même passé proche de répondre aux attentes et de relancer les Giants. Les Giants relancent sans arrêt le même manège.
Reste à voir si le directeur général Joe Schoen subira le même sort. Les repêchages des dernières années n’ont pas laissé les Giants dans la misère, au sens où il y a de bonnes fondations sur lesquelles construire. Si Dart devient vraiment le quart-arrière de franchise qu’il semble en voie de devenir, des jours meilleurs suivront.
Quant à Daboll, il s’était fait un nom lorsqu’il dirigeait l’attaque des Bills, avant sa promotion comme patron des Giants. Qui sait si son ancienne équipe lui donnera signe de vie pour le ramener à bord dans un rôle de conseiller...