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«C’est excitant pour tout le monde»: les Capitales et les Boomers prêts pour la finale parfaite dans la Ligue Frontière

Le lanceur Braeden Allemann hérite du premier départ dans la série finale des Capitales face aux Boomers.
Le lanceur Braeden Allemann hérite du premier départ dans la série finale des Capitales face aux Boomers. Capitales de Québec / Christian Gingras
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-09-15T19:44:56Z

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Les deux meilleures fiches en saison régulière, les deux attaques les plus redoutables, les deux équipes qui misent sur les meilleures assistances et deux adversaires qui n’ont pas croisé le fer cette saison: tout est en place pour une finale à faire saliver dans la Ligue Frontière, entre les Capitales de Québec et les Boomers de Schaumburg.

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«C’est excitant pour tout le monde parce qu’une équipe que tu n’as pas rencontrée, la préparation est différente. On analyse les statistiques avancées, mais rendu là, tu fais confiance à la vie un peu plus. Ça devrait donner un bon spectacle.

«Sur papier, ils sont dominants comme nous. Leur entraîneur [Jamie Bennett, en poste depuis 2011] est reconnu comme l’un des meilleurs dans notre ligue depuis des années. Il est très respecté. C’est une équipe qui ne fera pas de niaiseries et de cadeaux. C’est une équipe à l’image de Tri-City, mais avec plus de talent», a mentionné le gérant Patrick Scalabrini.

Un format qui déplaît

La série trois de cinq se met en branle mardi soir, au Stade Canac. Le domicile sera le théâtre des deux premiers matchs. Le match no 3 ainsi que les matchs no 4 et 5, si nécessaire, se dérouleront à Schaumburg, en banlieue de Chicago.

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Scalabrini ne cache pas qu’il s’agit d’ailleurs d’un irritant. Même si son équipe a présenté la meilleure fiche cette saison, c’est aux représentants de l’association du Midwest de présenter les matchs 3, 4 et 5 lors des années impaires.

«Tu te bats toute l’année pour quelque chose. Ça donne une raison de plus en fin de saison de continuer d’accorder de l’importance à des matchs moins importants une fois que tu es classé en séries.

Je trouve ça plate de terminer premier au classement général et de ne pas pouvoir vivre la fin de la série avec nos partisans. C’est la vie, ça a été voté par les propriétaires et je ne me mêle pas de ce que je ne peux pas contrôler. Je ne suis juste pas sûr du raisonnement, mais personne dans la ligue ne va pleurer sur le sort des Capitales», a souri Scalabrini.

Une puissance au bâton

Là où les Boomers sont particulièrement menaçants, c’est au bâton. Ils sont premiers dans la ligue au chapitre des points marqués (686), des coups sûrs (931) et des coups de circuit (116).

Au monticule, cependant, l’équipe s’est montrée étonnamment généreuse. Les Boomers se sont en effet contentés du 13e rang au chapitre des points accordés.

«À la date limite des transactions, ils ont quand même ajouté un gros partant en Buddie Pindel, qui a été partant au Match des étoiles l’an dernier. Ils ont aussi été chercher un closer [Caleb Riedel].

«Quand tu ajoutes deux excellents lanceurs comme eux, ça change le portrait. Je pense quand même que leur petite faiblesse, c’est au niveau de l’enclos de relève. Il va falloir se rendre là et en tirer profit. C’est notre but avoué», a expliqué Scalabrini, qui enverra Braeden Allemann sur la butte pour amorcer la finale.

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Une bonne foule, mais pas comme celle de Québec

Anthony Quirion et les Capitales carburent à l’énergie des spectateurs, qui ont rempli le Stade Canac au maximum en 36 occasions cette saison, incluant les séries.
Anthony Quirion et les Capitales carburent à l’énergie des spectateurs, qui ont rempli le Stade Canac au maximum en 36 occasions cette saison, incluant les séries. Capitales de Québec / Christian Gingras

On pourrait croire que les Capitales détiennent haut la main le titre d’équipe qui attire le plus de spectateurs dans la ligue, mais les chiffres officiels disent que la palme revient plutôt aux Boomers.

L’équipe qui compte quatre championnats, en 2013, 2014, 2017 et 2021, a attiré en moyenne 4984 spectateurs cette saison, un sommet dans la Frontière.

Les Capitales, qui en sont à 36 salles combles, ont terminé deuxièmes au chapitre des assistances avec une moyenne de 3955 spectateurs.

Faut-il conclure, donc, que les joueurs des Boomers seront moins intimidés que ceux d’autres équipes au Stade Canac, où les Capitales revendiquent 15 victoires de suite en séries?

«Il n’y a rien comme jouer à Québec», a tranché Scalabrini, qui voit d’un très bon œil le fait que ses hommes auront aussi à composer avec un stade animé lorsqu’ils seront sur la route.

«Quand on a commencé la première série à Rockland il devait y avoir 100 personnes dans les estrades. Les gars trouvaient ça plate un peu. On veut vivre des grosses émotions et on sait qu’ils ont de grosses foules en saison régulière à Schaumburg, mais parfois c’est difficile d’en faire autant pour les équipes pendant les séries. Ça va être bien, mais on sait que ce ne sera quand même pas comme à Québec, où c’est très intimidant», a réitéré le gérant.

Casser le party

Après la victoire qui a permis d’éliminer les ValleyCats de Tri-City samedi, Anthony Quirion ne cachait pas sa joie à l’idée d’affronter Schaumburg.

«On est habitués à une foule qui fait du bruit. On veut aller là et casser le party à Schaumburg. L’énergie qui va être là, on va l’utiliser à notre avantage. On a hâte d’y aller et on a hâte qu’eux arrivent ici et voient l’autre côté de la médaille», avait-il lancé.

Pour celui qui s’est offert un autre coup de circuit héroïque samedi, les partisans de Schaumburg auront du travail à faire s’ils veulent offrir à leur équipe le même avantage du terrain qui prévaut à Québec.

«Tu arrives en fin de neuvième et tu l’entends la raison pour laquelle on ne perd pas ici. À un retrait, ça commence déjà à chanter que l’équipe est finie de l’autre bord. Les autres équipes ne sont pas habituées de voir ça. Elles le vivent un peu durant la saison, mais en séries c’est amplifié. Tu ne t’entends même pas penser quand tu es au bat», a-t-il indiqué.

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