«C’est du sport!»: des parents amènent leurs enfants au travail pendant la grève dans les écoles
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante craint que la grève crée une pression supplémentaire sur les petites et moyennes entreprises du Québec.

Anouk Lebel
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Des parents n’ont pas eu d’autre choix que d’amener leurs enfants au travail mardi en raison de la grève dans les écoles, une solution viable une journée, mais qui deviendra intenable si le conflit se prolonge.
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«On a essayé de s’organiser avec d’autres parents, des amis, mais c’était la seule option», explique Marie Hamel, propriétaire du salon de coiffure et d’esthétique Marie Beauté, sur l’avenue du Mont-Royal, à Montréal.
Son fils Pierre, 11 ans, a passé la journée au salon pendant que les professeurs de son école faisaient du piquetage.
«C’est un peu notre assistant, il donne un petit coup de main, passe le balai», rigole la coiffeuse et esthéticienne.
Elle rira moins si la grève s’éternise, car avec son mari en télétravail, elle est à court d’options pour la semaine prochaine. «Pour l’instant, ça va, mais c’est sûr que ça va être long si la grève continue», abonde son fils, élève de sixième année à l’école Laurier.

Au bureau avec maman
Directrice de la réfrigération chez CAM Mécanique, à Blainville, Marie-Ève Dupuis est venue au bureau avec sa fille Léa Houde, six ans et demi.
«C’est du sport! On l’occupe comme on peut et on s’entraide entre collègues. Quand on a des tâches plus importantes, on essaie de trouver quelqu’un qui peut s’en occuper», explique-t-elle.

Elle a réussi à s’organiser avec son conjoint et la famille pour les autres jours de la semaine, mais craint que le conflit se prolonge.
Même chose pour Pascale Gagnon, directrice principale chez TACT conseil, qui a travaillé toute la journée au bureau de Montréal avec sa fille Noa, qui est en première année.
«J’ai la chance d’avoir un enfant relativement calme, elle a amené ses devoirs, elle s’occupe [...] Si ça se poursuit, on va voir si on ne va pas demander à nos plus grands enfants de venir garder les plus jeunes au bureau», évoque-t-elle.

De plus en plus compliqué
«Ça va devenir de plus en plus compliqué à mesure que les journées de grève vont s’ajouter», abonde François Vincent, vice-président pour le Québec à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).
Il craint que la grève créé une pression supplémentaire sur les petites et moyennes entreprises (PME), dont la moitié sont déjà aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre.
«Il y a déjà des dirigeants d’entreprises qui font déjà des semaines de huit jours», souligne-t-il.
Il demande aux parties de s’asseoir pour en arriver rapidement à une entente pour éviter que le conflit s’éternise.
au jour le jour
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans les cégeps, ce sont 85% des enseignants qui sont affiliés au Front commun via la CSN.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- 420 000 travailleurs affiliés à la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS. Ce front regroupe des travailleurs des réseaux de la santé et de l’éducation.
- Dans les écoles et des cégeps, le Front commun représente les employés de soutien, les professionnels et 60% des enseignants.
- Dans le réseau de la santé, le Front commun représente notamment des professionnels et des techniciens en plus d’employés de bureau.
- Lignes de piquetage devant les écoles, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux.
- Les cours dans les écoles et les services de garde sont suspendus dans la plupart des centres de services scolaires du Québec. Fermeture également des centres administratifs.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) représente 80 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.
- Lignes de piquetage devant les établissements de santé et de services sociaux.
- Dans le réseau de la santé, la grève est encadrée par les services essentiels. Certains soins seront donc ralentis sur certaines unités.
- Il est également obligatoire que 70% des services opératoires et 80% des services dans les centres surspécialisés soient maintenus.
- Aucune manifestation d’envergure n’est prévue.
- La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) représente 66 000 enseignants situés à Montréal, Québec, en Outaouais, dans les Laurentides, l’Estrie et la Montérégie. Cela représente 40% des enseignants.
- Lignes de piquetage devant les écoles et les cégeps
- Suspension des cours pour une durée indéterminée dans les centres de services scolaires représentés par la FAE. Le retour en classe ne se fera que si le syndicat conclue une entente de principe ou constate des avancées significatives à la table de négociations.
- À 11h30, manifestation « pour les profs et l’école publique » organisée par la FAE au parc Jarry, à Montréal.
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