«C’est de l’incompétence»: comme Patrick Roy, Brendan Gallagher en a marre de Toronto

Jonathan Bernier
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PHILADELPHIE | Chaque jour qui passe amène son nouveau litige à propos des révisions vidéo. Après Patrick Roy mardi, ce fut au tour de Brendan Gallagher de fulminer contre les responsables de ce département, assis dans les bureaux de la LNH à Toronto.
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Au terme de cette défaite face aux Flyers, l’attaquant en avait long à dire à propos du but inscrit par Tyson Foerster. Un filet réussi alors que les deux patins de Bobby Brink se trouvaient derrière Jakub Dobes, dans la zone supposément réservée au gardien.
«Il était là par lui-même. Il était dans le chemin de Dobes. C’est le type de but qu’ils se doivent de renverser. Ça devrait être le standard. Ils accordent ce genre de but trop souvent, a lancé Gallagher, encore dépassé par le verdict rendu.
«C’est de l’incompétence, a-t-il poursuivi, furieux. Les joueurs, nous voulons de la constance. Je ne sais pas qui prend ces décisions. Les joueurs sont frustrés partout dans la ligue. Ça devrait être des gens qui connaissent notre sport qui prennent ces décisions. Ce n’est pas le cas présentement.»
De son côté, Martin St-Louis n’a pas voulu s’étendre sur ces décisions qui semblent de plus en plus aléatoires. Il a préféré expliquer pourquoi, malgré ce manque de régularité, il avait tenté sa chance.
«Je trouvais qu’il y avait une présence assez grande pour empêcher Dobes de faire une deuxième poussée, a-t-il indiqué. De mon angle, je trouvais que j’avais une occasion de garder l’écart à un seul but. Et je trouvais que notre unité d’infériorité numérique allait bien.»
Finalement, non seulement les officiels ont accordé le filet, mais encore les Flyers ont marqué sur l’attaque massive qui a découlé de cette contestation ratée.
Pas d’excuse
Le numéro 11 du Canadien n’a pas tort. Chaque fois qu’un entraîneur conteste un but, c’est comme tirer à pile ou face. Néanmoins, ce n’est pas la principale raison qui explique ce quatrième revers de suite du Tricolore.
Encore une fois, la formation montréalaise s’est tirée dans le pied en connaissant un début de match difficile.
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«Il n’y a pas d’excuse, a lancé Josh Anderson. Tu ne peux pas avoir une première période comme celle qu’on a connue. Tu ne peux pas. Spécialement à ce temps de l’année quand tu as besoin de victoires.»
Comment expliquer que, bien qu’ils en parlent constamment entre eux, les joueurs du Canadien sortent constamment à plat?
«On est beaucoup trop dans notre tête. On ne joue pas avec autant d’assurance [qu’il y a quelques semaines]. On hésite dans nos décisions. Et quand on se met à penser, on s’expose. C’est ce qui est arrivé [hier] soir», a analysé Nick Suzuki.