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Ces petits travaux qui finissent toujours mal, selon Jean-François Baril

Équipe Salut Bonjour et Jean-François Baril

2026-04-03T13:17:34Z

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De nos jours, de plus en plus de femmes jouent du marteau. Mais chez nous, le côté réno, c’est pas mal à moi que ces tâches-là reviennent (comme bien des couples de ma génération).

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En fait, ce sont des tâches qui devraient me revenir. Chez nous, ma blonde est bien meilleure pour ces choses-là. Non seulement elle est meilleure que moi, mais elle prévoit le coup : quand je me décide à faire des travaux, je suis bougon, impatient, et on finit de toute manière par appeler un ouvrier pour réparer ce que j’ai mal fait ! Sans farce, elle m’a déjà dit : « Tu peux faire tous les travaux que tu veux, mais juste dans les pièces où la visite ne va pas. »

Vous comprendrez donc que dans la maison, lorsqu’on veut accomplir des travaux, on engage. À moins qu’on veuille recréer le Village d’antan de Drummondville.

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Quand je décide que « ça a l’air facile »

L’autre jour, ma blonde a acheté de nouvelles poignées pour le bain. Vous savez, celles à gauche et à droite de la champlure. Pourtant, celles qu’on a fonctionnent bien ! « Oui, mais celles-ci font plus 2026, rétorque-t-elle. Quand tu auras le temps peux-tu les installer ? »

Donc, un jour que je suis seul à la maison (parce que je suis grincheux lorsque je dois bricoler), je m’installe dans la salle de bain avec mon coffre à outils, c’est-à-dire, un marteau, une perceuse, un tournevis. Oui, un seul tournevis, mais un sur lequel on peut changer l’embout. Ah, et avec mon outil préféré : du tape électrique.

J’ouvre la boîte qui contient les nouvelles poignées et honnêtement ç’a l’air vraiment simple. En dessous du capuchon de la poignée, il y a une vis. J’ai juste à enlever la vis, mettre la poignée, revisser et le tour est joué. Je me dis que j’en ai pour 5 minutes : 4 capuchons à enlever, 2 poignées à retirer, 2 à visser... Pourquoi lire les instructions ? Après tout, je suis si bon ! Moi, je regarde les instructions pour faire un Kraft Dinner, mais pas pour changer des poignées de baignoire.

Je prends la poignée en face de moi, je dévisse, je dévisse, je dévisse... Je sens qu’il commence à y avoir du jeu, que j’arrive au bout.

Et là, BANG !

Je n’ai pas besoin de retirer la poignée, elle s’enlève toute seule, et fonce vers le plafond, comme le bouchon d’une bouteille de champagne !

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Leçon numéro 1 : je n’avais pas coupé l’eau. Parce que pour moi, l’eau est dans la champlure, dans le bec, pas dans les poignées !

Le moment précis où tout dérape

Au plafond, la poignée a fait une bosse (que je vais devoir réparer...), mais honnêtement, j’ai un plus gros problème que ça. L’eau sort du trou de la poignée comme un geyser. Dans le temps de le dire, ma salle de bain à l’air d’un sauna humide. L’eau dégoutte des murs, du plafond.

Mon réflexe, c’est de vouloir mettre tout de suite la nouvelle poignée. Je place ma main sur le geyser pour essayer de le contenir, le temps que je trouve la poignée. Mais une main, c’est pas étanche. Avec la pression de l’eau, ça sort de tout bord tout côté. Mon chandail est trempé, j’en reçois plein la figure.

J’ai la main droite sur le trou d’eau, je tiens la boîte avec les nouvelles poignées avec mes pieds, et j’essaie de sortir la poignée avec ma main gauche. Tout d’un coup, je me dis qu’il faudrait que je m’inquiète de ce qu’il se passe dans mon corps : je suis en train de me brûler la main ! Le geyser que je bloque, c’est l’eau chaude !

Je réussis finalement à attraper la nouvelle poignée et je la mets sur le trou. Fiou, vous dites-vous ? Eh non. L’eau, c’est fort : impossible de mettre la vis de la poignée au fond de son trou. L’eau continue de gicler de tout bord tout côté. J’en ai dans les yeux, et quand je ferme les yeux... Je vois la colère sur le visage de ma femme quand elle va revenir.

La panique me prend. L’eau s’accumule sur le plancher et la prochaine étape, c’est la descente au rez-de-chaussée. Je n’ai pas le choix, je dois aller arrêter l’eau. Je me penche et je ferme la champlure à la base de la toilette. Leçon numéro 2 : ça ne ferme pas toute l’eau de la salle de bain... Juste celle de la toilette.

Je n’ai pas le choix, je dois aller fermer l’eau de la maison au complet, et l’entrée d’eau est... au sous-sol. Une belle job de cabochon !

Revoyez la chronique complète dans la vidéo ci-dessus

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