Tous les résultats
Publicité

Ces occasions ratées

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-22T04:52:02Z

Partager

SAINT PAUL | Les victoires sont tellement difficiles à acquérir dans la LNH qu’il ne faut pas rater les occasions lorsqu’elles se présentent.

Hier soir, dans ce revers de 4 à 3 subi en prolongation au Xcel Energy Center, le Tricolore s’est très bien battu. Mais il est arrivé à court spécifiquement en raison de son manque d’opportunisme.

À commencer par cette supériorité numérique de quatre minutes que Mike Matheson a bousillée en partie en écopant d’une punition pour avoir fait de l’obstruction.

Ce n’est pas la première fois que les officiels passent près de sévir contre les hommes de Martin St-Louis lors de l’entrée de zone minutieusement planifiée pour que l’un d’eux crée de l’obstruction, en apparence involontaire, à la ligne bleue ennemie.

En même temps, presque toutes les équipes le font. Mais hier, un zébré a décidé de lever le bras à un très mauvais moment pour le Canadien. Faut dire que c’était un soir où les arbitres avaient le bras léger.

«Les deux équipes ont été au centre d’appels qu’ils n’ont pas aimé. Les arbitres ont appelé beaucoup de punitions qui passent en temps normal», a fait remarquer David Savard.

Publicité

De son côté, le Wild a pris avantage de deux des six supériorités numériques que lui a offertes le Canadien. En fin de compte, c’est ce qui aura fait la différence.

Une période tranquille

Les Montréalais ont également été incapables de profiter du fait que le Wild a dû se débrouiller à 10 attaquants pendant 17 minutes. Le Wild, qui avait amorcé le match avec 11, a été amputé d’un autre lorsque Marco Rossi a été chassé pour avoir été l’instigateur d’une volée qu’il a mangé de la part de Kaiden Guhle.

À leur défense, il faut dire que les Montréalais ont tout de même grandement bourdonné autour du filet de Filip Gustavsson au cours de cette portion de la rencontre.

Ce fut fort différent de ce que les troupiers de Martin St-Louis avaient démontré au premier vingt, alors qu’ils ont retraité au vestiaire après avoir décoché seulement trois tirs au but. 

Cela dit, il fait parfois faire attention avec ce que les feuilles de pointage nous démontrent.

«Notre première période n’a pas été extraordinaire, a reconnu l’entraîneur du Canadien. C’est un peu de notre faute. On n’a pas maximisé le temps qu’on a passé en zone offensive. Ils ont bloqué beaucoup de lancers.»

Pas de Fleury devant le but 

Parlant d’occasion ratée. John Hynes en a raté une autre belle. Le collègue Renaud Lavoie en a parlé plus tôt cette semaine en écrivant que l’entraîneur du Wild avait erré en envoyant Filip Gustavsson devant le filet à Pittsburgh.

Tout ça au nom du plan préétabli. Pierre Gauthier a déjà dit: «Le français, ça s’apprend. » Moi, je dis: « Un plan, ça se change.»

D’ailleurs, si Hynes avait dérogé à son plan et interchangé les départs de Gustavsson et de Fleury, face aux Penguins et à Boston, Fleury aurait été disponible, hier soir, pour affronter le Canadien... possiblement une dernière fois.

Ç’aurait-tu pas été beau, ça ?

Emil Heineman

Rappelé le 13 décembre, Emil Heineman disputait son premier match dans la LNH. En raison des nombreuses punitions décernées au cours de la rencontre, le Suédois a touché la surface de jeu pendant à peine 5 min 56 s.

Ça fera une paire de patins de moins à aiguiser pour Patrick Langlois en prévision du match de vendredi, à Chicago.

Publicité
Publicité