Ces joueurs qui sont toujours sur le «payroll» d’une équipe de la LNH


Vincent Duquette
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Vous me pardonnerez l’anglicisme dans le titre. Mais dans le contexte où les équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) distribuent les millions de dollars depuis deux jours, le moment est bien choisi pour se rappeler certains de leurs moins bons coups.
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Plusieurs formations déboursent actuellement des sommes importantes pour que des joueurs n’évoluent pas pour eux. Et certaines de ces formations les paient depuis un bon moment déjà. Tellement, qu’on ne se rappelait plus qu’ils étaient toujours sur le payroll de l’équipe.
Dans la liste ci-dessous, vous constaterez que la plupart des joueurs sont à la retraite depuis plusieurs saisons. D’autres sont toujours actifs dans la LNH et viennent même de signer un nouveau pacte dans les derniers jours.
Voici 15 joueurs qui recevront un chèque d’une formation du circuit Bettman cette année sans même avoir besoin de revêtir l’uniforme.
Simon Després ➔ Ducks d’Anaheim

Même si le rachat du contrat du défenseur québécois n’apparaît pas sur la masse salariale de l’équipe, les Ducks paieront Després 662 500$ pour ne pas jouer pour eux la saison prochaine.
Il s’agit de la dernière campagne où les Ducks auront à débourser ce montant à Després, qui en a profité pour jouer au globe-trotteur lors des plus récentes années. Le joueur de 32 ans a évolué en Slovaquie, en Allemagne, en Suède, en Autriche et en Angleterre au cours des sept dernières saisons et il prendra le chemin de l’Écosse en 2024-2025.
Christian Ehrhoff ➔ Sabres de Buffalo

Je suis prêt à parier que ça faisait un méchant bout que vous n’aviez pas entendu ce nom. Ce défenseur allemand a connu de bonnes saisons dans la LNH à San Jose et Vancouver avant de signer une entente de 10 ans (!) avec les Sabres en 2011.
Trois ans plus tard, les Sabres en avaient déjà assez et ils ont décidé d’utiliser l’option du rachat de contrat accéléré afin qu’il ne compte pas sur le cap salarial de l’équipe. Ce rachat coûte tout de même 857 143 $ aux Sabres chaque année depuis 2014, et ce, jusqu’en 2028!
Justin Abdelkader ➔ Red Wings de Detroit

Même s’il n’a pas porté le chandail des Wings depuis la saison 2019-2020 (ou d’une autre formation de la LNH), Abdelkader continuera de recevoir un montant de 1 055 556 $ de l’organisation basée au Michigan chaque année jusqu’en 2026.
James Neal ➔ Oilers d’Edmonton

Les Oilers ont décidé de racheter le contrat du jadis marqueur de 40 buts en 2021, après seulement 84 matchs à Edmonton.
Ce rachat comptera une dernière année sur la masse salariale de la formation de l’Alberta pour 1 916 667 $. C’est donc dire que les Oilers devront payer à la fois les rachats des contrats de Neal et de Jack Campbell pour la durée de la campagne 2024-2025.
Keith Yandle ➔ Panthers de la Floride

Même les champions en titre de la Coupe Stanley ont dû éponger de l’argent issu d’un rachat de contrat au cours de la dernière année et ils le feront pour encore une autre saison dans le cas de Yandle.
Le défenseur maintenant retraité venait pourtant de récolter 27 points en 56 matchs au moment où les Panthers ont décidé de passer à un autre appel.
Mike Richards ➔ Kings de Los Angeles

Le cas de Mike Richards est un peu plus complexe. Les Kings avaient décidé de mettre un terme à son entente de manière prématurée en raison d’une rupture de contrat, ce qui a été contesté par le camp Richards.
Au bout du compte, les Kings ont écopé d’une pénalité pour avoir mis fin au contrat de manière illégale et doivent payer Richards la somme de 10,5 M$ pendant... 17 ans! Ils auront terminé de payer leur dette à leur ancien joueur seulement en 2032.
Zach Parise/Ryan Suter ➔ Wild du Minnesota

En juillet 2021, le Wild surprenait la planète hockey en annonçant les rachats simultanés des contrats de Zach Parise et Ryan Suter avec quatre saisons à écouler à ces ententes.
Les deux joueurs avaient paraphé des contrats identiques pour se joindre au Wild en 2012... contrats de 13 ans évalués à 98 M$.
Kyle Turris ➔ Predators de Nashville

Le nouveau directeur général des Predators, Barry Trotz, a démontré au cours des derniers jours qu’il ne craignait pas de sortir le chéquier afin d’améliorer sa formation.
Il ne craint pas non plus d’utiliser un rachat de contrat pour un joueur qui ne cadre plus dans ses plans, comme ce fut le cas avec Matt Duchene à son arrivée en poste. Mais il doit toujours composer avec une entente paraphée par son prédécesseur David Poile que ce dernier a même dû racheter avant son départ.
Kyle Turris recevra 2 M$ des «Preds» pour encore quatre années.
Ilya Kovalchuk ➔ Devils du New Jersey

C’est cette année que les Devils auront enfin terminé de payer la pénalité imposée par la LNH pour le contrat de 15 ans et 102 M$ accordé à Kovalchuk par Lou Lamoriello en septembre 2010.
Comme le contrat contournait les règles du plafond salarial, les Devils avaient été sanctionnés par la ligue. Ils ont dû rembourser 3 M$ par année pendant 12 ans, soustrayant ainsi 250 000$ chaque année sur la masse salariale de l’équipe.
Rick DiPietro ➔ Islanders de New York

Les Islanders ont décidé d’utiliser la clause des rachats de contrat accélérés en 2013 afin de se départir du terrible contrat de 15 ans accordé à DiPietro par le DG de l’époque Garth Snow.
Même si le rachat n’a pas d’incidence sur la masse salariale de l’équipe, il n’en demeure pas moins qu’il coûtera aux Islanders 1,5 M$ par année, et ce, jusqu’en 2029!
Brad Richards ➔ Rangers de New York

Ce rachat de contrat a coûté une petite fortune aux Rangers depuis le 20 juin 2014. Lorsqu’il prendra fin en 2026, il aura coûté pas moins de 20,6 M$ sur une période de 12 ans à la formation de la Grosse Pomme.
De son côté, Richards est bien confortablement à la retraite, lui qui n’a pas joué dans la LNH depuis la saison 2015-2016.
Ilya Bryzgalov ➔ Flyers de Philadelphie

Qui ne se souvient pas de ce gardien excentrique aux répliques plus loufoques les unes que les autres?
Deux ans après avoir paraphé une entente de neuf ans avec les Flyers en 2011, Bryzgalov a subi le sort de nombreux de ses comparses en 2013 : un rachat accéléré qui ne comptait pas sur la masse salariale de l’équipe.
C’est donc dire que les Flyers paient 1 642 857 $ par année depuis 2013, et continueront de le faire jusqu’en 2027, à celui qu’on surnomme «Mr. Universe».
Vincent Lecavalier ➔ Lightning de Tampa Bay

Lecavalier a eu le temps d’évoluer trois autres années dans la LNH, de prendre sa retraite et d’être embauché par le Tricolore avant même que les paiements de son rachat de contrat par le Lightning ne soient échus.
Ce n’est qu’en 2027 que la formation floridienne aura remboursé les 32 666 667$ qu’elle devait à Lecavalier à la suite du rachat de son contrat.
Oliver Ekman-Larsson ➔ Canucks de Vancouver et... Utah

Voici le seul joueur de cette liste qui est actuellement sous contrat avec une formation de la LNH.
Il est également l’un des seuls joueurs dont les différentes ententes qu’il a signées comptent sur la masse salariale de trois équipes différentes.
Il recevra 3,5 M$ pour jouer à Toronto, 2,34 M$ pour ne pas jouer à Vancouver après le rachat de son contrat et comptera pour 320 000 $ sur la masse salariale de la nouvelle formation de l’Utah en raison d’une retenue de salaire dans la transaction qui le faisait passer des Coyotes aux Canucks. Ça va, tout le monde suit?
Merci à CapFriendly et à PuckPedia pour les informations.