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Ces futurs joueurs autonomes pourraient-ils aider le Tricolore?

Photo AFP

Étienne Bouchard

2024-08-01T12:58:33Z
2024-08-01T13:15:43Z

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Le directeur général du Canadien, Kent Hughes, n’a pu attirer à Montréal des joueurs autonomes de renom cet été, mais le scénario risque d’être fort différent en 2025, ce qui devrait plaire à une frange de partisans de plus en plus impatients. 

Si le Tricolore s’approche sensiblement d’un niveau de respectabilité acceptable la saison prochaine, des hockeyeurs talentueux pourraient se laisser convaincre de poursuivre leur carrière avec la Sainte-Flanelle. Et si leur intérêt se manifeste bel et bien, Hughes aura la marge de manœuvre nécessaire pour leur accorder le contrat souhaité. Avec la signature du défenseur Kaiden Guhle confirmée mercredi, le club a moins de 60 M$ d’engagés en salaires pour la campagne 2025-2026, selon le site spécialisé PuckPedia; la somme exclut les 10,5 M$ gelés sur la liste des blessés à long terme par l’entente de Carey Price.

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Souvent critiquée par les amateurs et les chroniqueurs, l’offensive du Bleu-Blanc-Rouge comptera certes sur les jeunes Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky encore une fois l’an prochain. Toutefois, un peu d’aide ne nuira pas et l’espace disponible sur la masse, ainsi que le départ potentiel de vétérans tels Christian Dvorak et Joel Armia qui profiteront de l’autonomie complète, faciliteront la tâche du DG. Après tout, le Canadien pourra difficilement progresser avec une production anémique de certains.

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Ailleurs dans la Ligue nationale, ces hommes deviendront libres comme l’air le 1er juillet 2025, à moins qu’ils prolongent leur association avec leurs formations respectives. Pourraient-ils aider le CH? En voici quelques-uns, mais nous allons écarter les très onéreux Mitch Marner et John Tavares. Et malheureusement pour les rêveurs, les Sidney Crosby, Leon Draisaitl et Mikko Rantanen ne figurent pas parmi ces candidats.

Brock Nelson

L’attaquant des Islanders de New York terminera un pacte de 6 ans et de 36 M$, et ses chiffres montrent bien sa valeur: il a atteint le plateau des 30 buts lors de chacune des trois dernières campagnes. Bourreau du CH, comme il l’a notamment rappelé en inscrivant quatre buts au Centre Bell le 4 novembre 2021, Nelson aurait la touche nécessaire pour donner plus de punch à la ligne de centre montréalaise. Et la pression des séries ne semble nullement l’écraser: il a totalisé 50 points en 78 rencontres éliminatoires en carrière.

Brock Boeser

Dans le camp des Canucks, des joueurs importants auront droit à une rémunération substantielle au-delà 2024-2025, que ce soit Elias Pettersson, Quinn Hughes, Filip Hronek ou J.T. Miller. Conséquemment, Boeser est loin d’avoir la garantie de demeurer à Vancouver, lui qui représentera un impact de 6,65 M$ sur la masse de l’équipe. À 27 ans, il a encore de bonnes années devant lui, d’autant plus qu’il a offert une première récolte de 40 buts ou plus en carrière la saison passée. À Montréal, l’ailier droit pourrait difficilement faire pire que le grassement payé Josh Anderson, diront les mauvaises langues.

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Nikolaj Ehlers

Sur le flanc gauche, le Danois ajouterait du potentiel offensif à l’effectif de Martin St-Louis. L’ailier écoulera la dernière année d’une entente de 7 ans et de 42 M$ avec les Jets de Winnipeg. Des rumeurs de transaction ont émané à son sujet et il aurait intérêt à garder ses valises prêtes, au cas où le DG Kevin Cheveldayoff reçoive une proposition irrésistible. Ehlers est régulier comme l’horloge, car il a franchi le cap des 20 filets à 7 reprises depuis ses débuts en 2015.

Frank Vatrano

Les poolers ayant misé sur ce vétéran de 30 ans ont eu la main heureuse, puisqu’il a amassé 37 buts et 60 points malgré les performances médiocres des Ducks d’Anaheim. Cependant, le pari est réel ici. En plus de son âge, il y a le passé qui peut faire craindre ici. Davantage un marqueur qu’un fabricant de jeux, Vatrano a produit sporadiquement: il a accumulé 20 buts ou plus à 2 autres occasions seulement. En revanche, un contrat de courte ou moyenne durée pourrait s’avérer un beau risque, à coût avantageux. Il accaparera 3,65 M$ sur la masse des Canards.

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Taylor Hall

Le premier choix de l’encan amateur de 2010 possède un talent indéniable et son vécu, particulièrement auprès de patineurs vedettes comme Connor McDavid, Leon Draisaitl, Nico Hischier, Jack Hughes et Connor Bedard, est de nature à convaincre une équipe comptant sur de jeunes joueurs au fort potentiel de lui accorder une chance. Quelques-uns le verraient dans un uniforme tricolore. Néanmoins, il devra accepter une entente beaucoup moins imposante: il en sera à la dernière année d’un contrat de 4 ans et de 24 M$. Les blessures et son âge (33 ans) constituent des facteurs non négligeables.

Claude Giroux

Toujours au rayon des joueurs au curriculum vitae rempli, il y a le droitier des Sénateurs d’Ottawa qui donnerait une saveur francophone supplémentaire en s’enrôlant avec l’ennemi de l’autoroute 417. À ce jour, Giroux n’a pas «pensé à une prolongation de contrat» dans la capitale fédérale, comme il l’a indiqué dans un récent balado (Coming In Hot). Cependant, à 36 ans, il veut gagner maintenant et il fait partie de cette catégorie de hockeyeurs qui envisageront de venir à Montréal seulement si des signes de succès collectif se pointent à l’horizon.

Gustav Nyquist

Il s’agit d’une option un peu méconnue, car ce vétéran évolue dans le petit marché de Nashville. L’ancien des Red Wings de Détroit vient de connaître une saison de 75 points, lui qui se retrouve habituellement dans les environs de la cinquantaine de points. Il disputera la seconde année d’un contrat de 6,37 M$ au total et il pourrait coûter moins cher par la suite à cause de son âge de 34 ans, notamment. Et la facture de sa prochaine formation pourrait diminuer s’il voit sa place au Tennessee réduite par l’arrivée de Steven Stamkos au centre.

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