Tous les résultats
Publicité

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques: un rêve dans la flotte

Il y a eu de la pluie, mais il y a aussi eu Rafael Nadal qui allumait la torche, Zinédine Zidane tout près de moi et, bien sûr, Céline.

Photo AFP
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2024-07-26T22:45:00Z

Partager

J’ai vu Rafael Nadal à quelques pieds de moi, qui se faisait donner une torche par Zinédine Zidane. J’ai vu LeBron James avec un poncho pas loin. Et j’ai vu Céline chanter du Édith Piaf en plein milieu de la tour Eiffel. Vous, votre vendredi soir?

Je faisais partie des rares journalistes québécois qui ont eu la chance d’assister au spectacle de la cérémonie d’ouverture tout près de la scène.

Comme m’a dit mon voisin, un journaliste des Pays-Bas: «Man, on va s’en rappeler toute notre vie de cette soirée-là.»

Je sais qu’il y avait des longueurs. Je sais que toutes les chorégraphies n’étaient pas captivantes. Je sais que les effets pyrotechniques étaient limités à cause du ciel.

Mais batinse, les Français ont gagné leur pari, à mon avis.

«Même si en France on n’est jamais d’accord sur rien, quand il le faut, on sait se réunir.»

C’est ce qu’a dit au micro, avant de lancer les Jeux, Tony Estanguet, président du comité organisateur.

Il a tellement raison. Imaginez la pression que Paris s’était mise en organisant la première cérémonie de l’histoire en pleine ville. Non, ce n’était pas facile de tout suivre. Mais je comprends, il y avait des milliers de policiers, 85 bateaux et 3000 artistes éparpillés sur six kilomètres.

Publicité

Juste pour la sécurité, oui, c’était compliqué de s’y rendre. Il y avait plusieurs détours, cafouillages et postes de contrôle où on devait même avoir nos passeports. Mais on s’en fout. Ç’a fonctionné.

Tout le monde me disait de faire attention. Les Français craignaient un attentat terroriste. Évidemment, chaque fois que j’entendais un son anormal un peu fort, je stressais un peu... avant de me rendre compte que c’était le début d’une nouvelle chanson.

Je me pinçais de vivre ça. Oui, c’est un rêve. Dans la flotte, bien sûr. Pas un peu. C’était fou. Durant trois heures, il pleuvait des cordes sur tout le monde, avec leur poncho.

À part un bon nombre de journalistes frileux, tout le monde est resté jusqu’à la fin.

Pauvres Argentins...

Mais cette météo de purin, je trouvais ça quand même triste.

Triste pour les centaines d’athlètes qui vivaient un encore plus grand rêve et qui devaient le faire en poncho sous une pluie battante. Je pense à l’Argentine qui est arrivée en premier sur la scène et qui a attendu tous les autres pays sous une grosse averse durant trois heures.

Triste aussi pour les organisateurs qui ont brillé dans tout ce qu’ils pouvaient contrôler pour cette soirée. Et mère Nature n’en avait rien à battre.

Avec ma passion anormale pour les vieilles chansons françaises, c’est sûr que j’ai bien aimé entendre les mélodies de Claude François, de Daniel Balavoine, des Rita Mitsouko et de Johnny Hallyday.

C'était indescriptible

Mais évidemment, Céline, à la fin, qui chante du Piaf, c’était fou.

Publicité

Mettez-vous à ma place. La pluie arrête. La noirceur s’installe. La tour Eiffel se met à briller de toutes les couleurs. Et boum! Notre diva de Charlemagne se met à chanter du premier étage de la tour.

Oui, on s’y attendait un peu. Pas grave, c’était quand même magique.

Céline qui fait un retour, c’est génial. Céline qui fait un retour pour les Jeux de Paris, c’est fabuleux. Mais Céline qui fait un retour pour les Jeux de Paris en chantant du Édith Piaf dans la tour Eiffel, c’est indescriptible.

Ça me tentait trop de vous en parler

Zidane le dieu

À part Céline, la personne qui a été le plus chaudement acclamée a clairement été Zinédine Zidane. Quand il s'est présenté sur scène, c’était comme si un dieu venait d’arriver. Les athlètes de la délégation française étaient même incontrôlables. La sécurité a dû intervenir. Plusieurs athlètes couraient autour de la scène ou essayaient d’embarquer pour toucher à Zidane. C’était impressionnant.

Une coach qui doit nager

Lors de la présentation de la délégation canadienne, j’ai entendu quelques remarques de mes collègues journalistes, dont un de Los Angeles qui en est à ses 17es Jeux. «Hey, Jean-Nicolas, je crois que la coach de soccer féminin doit être en train de nager derrière le bateau.» Un autre beau moment où on est fier d’être Canadien...

Publicité
Publicité