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Cent ans de rivalité: les Bruins, y a un p’tit peu de nous autres là-dedans

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-01T20:41:28Z

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BOSTON | Au Québec, les Bruins sont considérés comme l’ennemi numéro un. Surtout depuis le départ des Nordiques. Néanmoins, la filière québécoise des Bruins est plutôt bien garnie. Comme la soupe Habitant, y a un p'tit peu de nous autres là-dedans.

De Sprague Cleghorn à Jeffrey Viel, en passant par Carol Vadnais, Don Marcotte et Réjean Lemelin, ils sont 100 à avoir porté les couleurs de cette organisation.

D’ailleurs, au cours de l’histoire de cette concession, quatre joueurs ont récolté au moins 1000 points dans l’uniforme des Bruins. Deux d’entre eux sont originaires du Québec: Raymond Bourque et Patrice Bergeron.

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM

Évidemment, les deux anciens capitaines des Bruins étaient sur place au TD Garden pour prendre part aux sobres festivités du centième anniversaire de l’équipe dont ils ont défendu les couleurs plus de 1000 fois.

«J’aurais aimé que Patrice arrive pendant que je jouais ici, ça se serait peut-être passé mieux», a déclaré Raymond Bourque, dont le seul regret est possiblement de n’avoir jamais remporté la coupe Stanley avec les Bruins.

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Bourque a finalement réalisé le rêve de soulever le précieux trophée dans l’uniforme de l’Avalanche du Colorado. C’était en 2001. Deux ans avant que Bergeron ne s’amène avec les Bruins.

«Je me rappelle d’avoir vraiment poussé dans mon salon pour lui, pour qu’il puisse la remporter. Alors, avoir la chance de le rencontrer par la suite, d’avoir de ses conseils au fil des années, ç’a été vraiment spécial», a raconté Bergeron, mis à la disponibilité des médias, dans le vestiaire des Celtics de Boston.

La définition d’un Bruin

Pour Bourque, c’est surtout Brad Park et Terry O’Reilly qui lui ont montré la voie à suivre pour devenir un vrai Bruin.

«Terry O’Reilly, je n’ai jamais joué avec un joueur aussi travaillant et dur. Dans le dictionnaire, quand tu regardes c’est quoi un Bruin, on devrait voir sa photo», a déclaré Bourque.

Mais il y avait également des francophones dans le vestiaire des locaux du vieux Garden, pour aider à l’intégration de la recrue qu’était Bourque.

«Jean Ratelle était ici. Gilles Gilbert s’est bien occupé de moi aussi», a-t-il déclaré.

Des Nordiques aux Bruins

Sont-ce ces nombreux Québécois à avoir porté les couleurs des Bruins ou leur style rugueux de type col bleu rappelant les travailleurs ayant sué sang et eaux dans les usines, n’empêche que les partisans des Bruins sont légion dans la Belle Province.

Bergeron a été à même de le constater pendant ses 19 saisons dans l’uniforme noir et or.

«Plus ma carrière avançait, plus je m’en rendais compte. Chaque fois que je retournais à Québec, il y avait beaucoup de gens qui me disaient qu’ils étaient des partisans des Bruins. Ça a toujours été flatteur d’entendre ça, a-t-il raconté. Plusieurs étaient autrefois des partisans des Nordiques. Ils ne pouvaient pas se transformer en partisans du Canadien.»

Difficile de parler contre son cœur.

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