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À VOIR: Un gardien québécois soulève la foule après un autre jeu blanc en Italie

Photo fournie par Manfred Mair
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-01-26T05:00:00Z

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Auteur d’une saison du tonnerre avec déjà six jeux blancs à son actif, le gardien Samuel Harvey a salué en grand son cinquième coup de pinceau avec une célébration qui a comblé les chauds partisans des Roxes de Bolzano.

Champion de la Coupe Memorial en 2019 avec les Huskies de Rouyn-Noranda, Harvey dispute sa troisième saison avec les Roxes dans le circuit autrichien (win2day ICE Hockey League), qui compte aussi trois formations italiennes ainsi qu’une de la Slovénie et de la Hongrie, pour un total de 13 équipes.

Dans une victoire de 2 à 0 le 15 janvier, Harvey a amené les célébrations d’après-match à un autre niveau. «Le joueur du match y va toujours d’une petite célébration, mais j’ai décidé de faire quelque chose de différent, raconte-t-il. En raison de la passion de nos partisans, mon sentiment d’appartenance est vraiment grand et j’ai voulu leur montrer ma passion moi aussi».

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Photo fournie par Manfred Mair
Photo fournie par Manfred Mair

Le natif d’Alma n’a pas lésiné. «Je l’avais vu à quelques reprises et j’ai décidé d’imiter le gardien du club-école des Sharks de San Jose dans la Ligue américaine Yaroslav Askarov, explique-t-il. J’ai renversé le filet sur la glace, effectué le signe de l’officiel qui confirme qu’il n’y a pas de but et j’ai sauté dans la baie vitrée. Les “ultra-fans” de l’équipe sont toujours derrière mon filet et ils ont beaucoup aimé mes célébrations.»

«On venait de vaincre nos éternels rivaux [le EC Red Bull de Salzbourg] et je voulais souligner notre victoire de façon spéciale, de poursuivre le portier de 26 ans. On me parle beaucoup des célébrations.»

Deux jours plus tard, Harvey a signé un 6e jeu blanc. «Nous étions sur la route et je me suis gardé une petite gêne pour les célébrations.»

Qu’en est-il du calibre du jeu? «Je dirais que le calibre de jeu se situe entre la Ligue américaine et la East Coast, souligne Harvey, qui a évolué dans ces deux circuits. Les étrangers sont de calibre de la Ligue américaine alors que les locaux sont moins forts. Le calibre est plus bas que celui dans les ligues allemande et suisse.»

Une passion pour le hockey dans le nord de l’Italie

L’engouement pour le hockey à Bolzano est important. «La culture de hockey dans le nord de l’Italie est très forte, souligne-t-il. Nous jouons en moyenne devant une foule de 4000 personnes. Nous avons eu une partie à guichets fermés [7000]. Après l’école des vins terminée et les Fêtes passées, l’intérêt augmente. On rentre dans la partie la plus importante du calendrier.»

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Photo fournie par Manfred Mair
Photo fournie par Manfred Mair

Des partisans en feu

Les «ultras» (Figli di Bolzano) brassent la cabane. «Ils chantent et tapent du pied pendant tout le match, raconte-t-il. Au début janvier, ils ne se sont pas présentés pour un match en raison d’un différend entre leurs membres. Parce que l’aréna était devenu soudainement silencieux, notre responsable du marketing les a appelés et ils sont arrivés en milieu de deuxième période. On a retrouvé l’ambiance habituelle. C’était spécial de voir ça.»

Un environnement extraordinaire

Si les Foxes misent sur une bonne équipe qui pointe au 3e rang sous la gouverne de l’ancien gardien de la LNH Glen Hanlon, Harvey adore l’environnement dans lequel il se retrouve. «J’ai joué en Finlande [Lukko] l’an dernier dans un calibre supérieur, mais j’ai décidé de revenir à Bolzano en janvier quand une opportunité s’est présentée, souligne-t-il. Je connaissais une bonne saison et mon équipe finlandaise ne comprenait pas ma décision. J’ai apprécié mon expérience en Finlande et je suis devenu un meilleur joueur, mais j’ai profité de l’opportunité de revenir en Italie, où j’avais joué en 2022.»

La naissance d’un premier enfant deux mois plus tôt a convaincu Harvey et son épouse de revenir en Italie. «Quand tu joues à l’étranger loin de ta famille, tu as besoin d’un bon groupe de support, exprime-t-il. Notre fille, qui est née en Finlande, n’a pas connu une première année de tout repos, mais nous sommes vraiment chanceux de vivre ici.»

«Quand nos familles viennent nous visiter, elles capotent, d’ajouter Harvey. Pendant nos congés, on se rend dans les Dolomites, à 30 minutes du village où nous habitons. Ma femme peut skier, mais moi je ne veux pas prendre la chance de me blesser.»

S’il signe un nouveau contrat avec les Foxes la prochaine saison, Harvey et sa famille seront au cœur de l’action l’hiver prochain alors que Cortina d’Ampezzo accueillera les épreuves de montagne des Jeux olympiques.

«Les Italiens au sein de l’équipe en parlent beaucoup parce qu’ils souhaitent être sélectionnés sur l’équipe nationale. L’intérêt de la population va augmenter encore dans les prochains mois.»

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