Ce soulier ultra-classique sera-t-il la chaussure de l'été?
Juliette de Lamberterie
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Qu’est-ce qu’on n’a cessé de repérer sur les trottoirs des semaines de la mode et dans les défilés du printemps-été 2026? La nouvelle génération de mocassins ! Et oui, c’est plus excitant que ça en a l’air.
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Parenthèse historique : le mocassin trouve ses origines chez les Premières Nations, plus précisément le peuple algonquin. Le mot « mocassin » a commencé à être utilisé en France au XVIIe siècle, importé directement du Québec, car il est dérivé du terme qui désigne une chaussure en différentes langues algonquines : makisin ou makizinan chez les Ojibwés des Plaines, ou maskisin chez les Cris des Plaines, entre autres.
On se perd souvent dans ce qui distingue le mocassin du loafer, sans même parler de l’appelation « flâneur », qui englobe souvent les deux. Le mocassin tend à être moins structuré que le loafer. Ce dernier a toujours un talon séparé qui élève la chaussure, ce qui n’est pas le cas du mocassin. De plus, la tige (c’est-à-dire le dessus) du mocassin est simple et souple, tandis que celle du loafer est robuste et structurée, comportant souvent un morceau de cuir séparé qu’on nomme la « selle » sur le dessus du pied.
Le mocassin a été très remarqué sur les passerelles du printemps-été 2026, notamment chez Calvin Klein et Bottega Veneta. C’est une version très minimaliste et plate qui est présentée sur ces défilés, épousant le pied comme une seconde peau.


Ça a du sens que cette chaussure connaisse une heure de gloire cet été, puisque les tendances chaussures récentes ont beaucoup orbité autour des souliers très fins et plats - les ballerines et les espadrilles plates, comme les Samba, dominaient l’été dernier. Ces nouvelles itérations du mocassin constituent donc une suite logique de ce mouvement.

Cette tendance atteint déjà le grand public. Dans les streetstyles des récentes semaines de la mode, le mocassin souple s’annonçait déjà comme une chaussure phare de la saison chaude. Les amatrices et amateurs de mode le portent léger et peu structuré, ayant l’air aussi confortable qu’un chausson.

Outre ce modèle qui reste classique, même si moderne, une déclinaison de cette chaussure, idéale pour les journées au parc, gagne en popularité : le mocassin sans arrière. Présente dans le défilé de Bottega Veneta et celui de Tods (où il prend une forme plus structurée) cette nouvelle version à enfiler est mode et ultra-pratique.


Cette évolution du mocassin sera aussi certainement très aperçue partout cet été, puisque les grandes marques distribuent déjà leurs modèles.

Les modèles plus ludiques, comme ceux à motif animalier ou de couleur vive, sont aussi en montée de popularité, idéaux pour dynamiser un ensemble simple et décontracté (ou ajouter une touche de punch à une tenue plus formelle). Et comme le loafer ressemble au mocassin et se trouve dans une catégorie similaire, il se fait aussi voir de plus en plus chez les modeuses qui préfèrent une chaussure plus rigide et preppy.

C’est donc tout le monde qui trouvera son compte dans le retour du mocassin, qui peut être décontracté comme plus rock, et qui contribue aussi à ramener le loafer à l’avant-plan. Maintenant, suffit que le printemps arrive !