«Ce sera aussi froid qu’en Sibérie»
Agence QMI
Partager
Le match en plein air opposant les Blues de St. Louis au Wild du Minnesota, samedi au Target Field, devrait se dérouler sous des conditions glaciales, mais certains joueurs semblent s’en accommoder sans trop de tracas.
En date de jeudi avant-midi, les prévisions météorologiques annonçaient une température maximale de -19 degrés Celsius pour la journée de la Classique hivernale; l’aiguille du thermomètre pourrait même afficher -28. Chez les Blues, dont certains hockeyeurs ont eu l’occasion de disputer le duel du 2 janvier 2017 au Busch Stadium contre les Blackhawks de Chicago, personne ne cède à la panique. Le travail doit être fait, peu importe le contexte. Reste qu’il fera très froid, mais cela est loin d’apeurer l’attaquant Vladimir Tarasenko.
- À lire aussi: Duel tout floridien sur les ondes de TVA Sports
- À lire aussi: 50 en 39!
«Ce sera bien de jouer au Minnesota. Une partie en plein air à domicile était très agréable. Maintenant, nous serons à l’étranger... j’imagine que nous aurons du plaisir. Peu d’équipes ont l’opportunité de jouer à cet événement et ce sera ma deuxième fois, a-t-il dit au site NHL.com en se rappelant du gain de 4 à 1 des siens face aux Hawks il y a cinq ans. Je regarde vers l’avant, même si ce sera aussi froid qu’en Sibérie.»
Le défenseur Torey Krug se retrouvera aussi en pays de connaissance, car il a disputé deux matchs à l’extérieur dans le circuit Bettman – chez les Bruins de Boston – et un autre pendant son séjour à l’Université Michigan.
«C’était plaisant, vraiment. Arriver là avec vos coéquipiers représente une belle expérience. Vous vivez tous la même chose avec les éléments divers et l’imprévu. [...] Vous avez toujours la famille et les amis qui gardent un œil sur la rencontre, que ce soit à la maison ou en personne. Cela rend la journée grandiose et certes, il s’agit d’une belle manière de célébrer la nouvelle année.»
Une première... ou pas tout à fait
Pour Robert Thomas et Jordan Kyrou, la partie de samedi sera une première, mais en fait, ils ont évolué pour le Canada quand celui-ci s’est frotté aux États-Unis dans un affrontement du Championnat mondial de hockey junior au domicile des Bills de Buffalo, le New Era Field, le 29 décembre 2017; l’unifolié avait triomphé 4 à 3 en fusillade. Ils ont certes hâte de renouer avec le froid hivernal.
«Ces matchs sont toujours plaisants, c’est formidable. Tout le monde peut compter sur sa famille en ville. Pour les partisans, ça constitue toute une expérience. Ma première fut très intéressante. Je ne pense pas que c’était aussi froid que la prochaine, mais nous avions eu plus de neige. Le style de jeu est un peu différente, sauf que c’est le "fun" de s’ajuster et de jouer», a expliqué Thomas.
«Je suis super excité, a ajouté Kyrou. J’ai joué dehors avec "Tommer" au Mondial junior et c’était "cool". Le hockey était plus difficile à pratiquer ce jour-là, mais je suis certain que ce sera nettement mieux dans la Ligue nationale.»
Les Canucks sont devenus imbattables
Les Canucks de Vancouver regrettent possiblement de ne pas avoir embauché Bruce Boudreau comme entraîneur-chef plus tôt que le 5 décembre, date de son arrivée.
Effectivement, la formation de la Colombie-Britannique a remporté ses sept rendez-vous depuis le remplacement de Travis Green par Boudreau, qui semble avoir trouvé la recette magique. Avec le gain de 2 à 1 en prolongation contre les Ducks d’Anaheim, mercredi, Vancouver est revenu à la barre de ,500 (avant le duel de jeudi face aux Kings de Los Angeles) et même si cela lui vaut encore l’avant-dernier rang de la section Pacifique, sa remontée au classement se poursuit.
«Nous offrons un jeu plus complet actuellement. Nous trouvons des façons de gagner, même si dans ce cas-ci, la rencontre a été difficile à la suite d’une pause de deux semaines», a commenté au site NHL.com le vétéran J.T. Miller, auteur du filet décisif en Californie.
Pourtant, les Canucks vivent également leur part d’adversité. Brock Boeser est d’ailleurs au nombre des patineurs à l’écart en raison de la COVID-19. Or, tout reste une question de travail et d’exécution.
«On s’est pratiqué pas mal en essayant certains trucs dans des situations précises pour ensuite appliquer le tout pendant les matchs, a mentionné Boudreau au quotidien The Province. Par contre, nous savons que c’est un peu comme le début d’une nouvelle saison et qu’il y aura des erreurs. Notre jeu doit être aussi simple que ceci : se présenter en zone adverse, lancer au filet et bien faire en défense.»
L’attitude
Toutefois, il y a davantage que les aspects techniques pour expliquer la bonne séquence du club. La fameuse «dureté du mental» y est certes pour quelque chose.
«Quand vous croyez que vous allez gagner, au lieu d’avoir cette attitude selon laquelle vous jouez vraiment bien mais qu’il y a du mauvais qui risque de survenir et qui arrive habituellement, bien, cet état d’esprit est un élément fort, a indiqué Boudreau. Ce soir [mercredi], les Ducks ont marqué en avantage numérique avec neuf minutes à écouler et ça aurait pu être la fin, mais on a disputé un excellent match. [...] Maintenant, on met au défi l’adversaire. Peu importe le nombre d’occasions et la fatigue de notre défense, ils n’allaient pas marquer contre nous.»
Des cadeaux au Minnesota
Le Wild du Minnesota a accordé jeudi une prolongation contractuelle à l’entraîneur-chef Dean Evason ainsi qu’à tous ses adjoints.
L’équipe qui accueillera la Classique hivernale au Target Field samedi soir connaît une saison des plus satisfaisantes. Elle occupe le deuxième rang de la section Centrale avec 40 points, un de moins que ses rivaux de la fin de semaine, les Blues de St. Louis, tout en ayant deux parties en main.
Evason, 57 ans, est le pilote en permanence du Wild depuis le 13 juillet 2020; il avait pris la place de Bruce Boudreau le 14 février de la même année. Depuis l’arrivée de l’ancien hockeyeur des Whalers de Hartford aux commandes, le Minnesota a conservé une fiche éloquente de 62-29-7. La saison passée, il a été candidat à l’obtention du trophée Jack-Adams, sa troupe s’inclinant en sept rencontres au premier tour éliminatoire face aux Golden Knights de Vegas.
Les assistants Darby Hendrickson, Brett McLean et Bob Woods ont également été récompensés, tout comme l’entraîneur des gardiens, l’ex-porte-couleurs du Canadien de Montréal Frédéric Chabot.