Ce qui s'est passé à Montréal en 2020
Elsa Iskander | Agence QMI
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L'année 2020 a été riche en rebondissements de toutes sortes à l'échelle de la planète, et Montréal ne fait pas exception. Voici une douzaine de dossiers municipaux qui ont marqué la métropole.
La saga du «campement Notre-Dame»

Cet été, des tentes ont commencé à être plantées sur un terrain vacant dans Hochelaga, donnant naissance à un camp de fortune improvisé. Le «campement Notre-Dame» a regroupé jusqu'à près de 300 personnes en octobre. Alors que la Ville comptait le démanteler pour le mois de septembre, ce n’est qu’en décembre que l’opération a eu lieu, au lendemain d’un incendie qui aurait pu très mal tourner. D’autres campements de moindre envergure ont également été érigés ailleurs en ville.
Le règlement «20/20/20» enfin adopté
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Avec la raréfaction des logements locatifs à prix abordable à Montréal, le très attendu règlement visant à augmenter la proportion de logements sociaux, abordables et familiaux, surnommé le «20/20/20», a enfin été adopté en novembre dernier. Il faudra attendre le printemps pour son entrée en vigueur, initialement prévue en janvier 2021. Le parti d’opposition Ensemble Montréal a voté contre ce règlement phare de l’administration de la mairesse Valérie Plante.
Épicentre de la pandémie

Au début de la crise de la COVID-19, Montréal était l’épicentre de celle-ci au Québec. L’administration Plante a d’abord refusé de rendre le masque obligatoire dans les transports collectifs, malgré des appels en ce sens de l’opposition. À l’été, elle a toutefois annoncé avant même le gouvernement provincial qu’elle souhaitait rendre le masque obligatoire dans les lieux publics fermés. Un plan de relance de plus de 50 millions $ a récemment été annoncé par la Ville en décembre pour aider le centre-ville de Montréal, qui a été déserté avec la pandémie.
Budget: la dette explose
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La dette de la Ville bondit à 120% pour l’année 2021, d’après le plan budgétaire de la Ville de Montréal, présenté en novembre dernier. L’administration Plante a déposé un budget de 6,166 milliards $ pour l'année 2021, soit presque identique au budget record de 2020. Un gel de taxes de la Ville centre est prévu pour l’année à venir. La présentation du budget a été perturbée par l’irruption de militants pour le définancement de la police, une avenue qui a été rejetée par la mairesse, soutenant qu’il ne fallait pas avoir de bris de services en temps de pandémie. Le budget du service de police a plutôt augmenté de presque 15 millions $.
Reconnaissance du racisme systémique
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Le racisme systémique a fait couler beaucoup d'encre cette année, notamment dans la métropole. La mairesse de Montréal a reconnu en juin l'existence du racisme et de la discrimination systémiques au sein de la Ville et de ses institutions. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a redéposé sa première politique visant à réduire les risques de profilage racial dans les interpellations, et celle-ci a été jugée décevante par plusieurs groupes sociaux et élus municipaux. Quelques mois plus tard, la Ville a créé un poste de commissaire à la lutte au racisme.
Controverses autour des pistes cyclables
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L'installation de plusieurs pistes cyclables à Montréal cette année a suscité de la controverse au point où l'ombudsman a dû se pencher sur le dossier après avoir reçu plusieurs plaintes. Les «voies actives sécuritaires» pour vélos ou piétons, installées rapidement durant la pandémie, ont été polarisantes. La mairesse elle-même le reconnaît et a assuré qu’elle procèderait différemment si jamais l’expérience était reconduite. Des commerçants et des citoyens, certains se voyant amputés de leurs stationnements sur rue, ont critiqué le manque de consultation. De plus, les travaux pour l’implantation du Réseau express vélo (REV) sur la rue Saint-Denis ont suscité une opposition de certains commerçants, déjà affectés par la pandémie; d’autres ont appelé au boycott de ces mêmes commerçants pour soutenir l'installation des pistes cyclables.
L'annonce du REM de l’Est
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Deux antennes totalisant 23 stations seront ajoutées au Réseau express métropolitain (REM) pour desservir l'est de l'île de Montréal, a annoncé la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). Ce projet de 10 milliards $, dont le début des travaux est prévu pour 2023, permettra aux utilisateurs de se rendre jusqu'à Pointe-aux-Trembles et Montréal-Nord, en passant par Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Saint-Léonard.
Fini les trottinettes
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Après avoir soutenu en 2019 le projet pilote de trottinettes électriques en libre-service, l’administration Plante a rebroussé chemin en février dernier, annonçant son intention de les interdire après de nombreux ratés, surtout en ce qui a trait au stationnement. Le mois précédent, Valérie Plante avait pourtant traité l’opposition de «dinosaures», car ils ne voulaient pas reconduire le projet pilote de trottinettes.
La saga Sue Montgomery
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Les projecteurs ont été braqués sur l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce plusieurs fois cette année. Sa mairesse Sue Montgomery a été expulsée du caucus de Projet Montréal l’hiver dernier, après avoir refusé de congédier sa cheffe de cabinet, Annalisa Harris, malgré un rapport du contrôleur général de la Ville soutenant que deux employés avaient subi du harcèlement psychologique. L’ancienne journaliste réclamait des preuves. Le directeur d’arrondissement, une des personnes qui aurait été harcelée, a été suspendu, puis réintégré dans ses fonctions quatre fois en six mois; le conseil d’arrondissement renversant chaque fois la décision de la mairesse. Puis, en décembre, la Cour supérieure a donné raison à Mme Montgomery, jugeant déraisonnable d’interdire à la cheffe de cabinet de communiquer avec tout fonctionnaire. La Commission municipale du Québec, pour sa part, n’a pas encore rendue sa décision.
Des élus claquent la porte de Projet Montréal
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D’autres élus de Projet Montréal, le parti de la mairesse Valérie Plante, ont quitté le bateau. Sue Montgomery et Julie-Pascale Provost ont été éjectées du caucus; Christian Arseneault et Christine Gosselin ont claqué la porte. Ils siègent tous comme indépendant. Rosannie Filato n’a pas quitté sa formation politique, mais a abandonné ses fonctions de responsable des dossiers de sécurité publique au comité exécutif, reprises par Caroline Bourgeois. Alors que plusieurs médias ont fait état de tensions au sein du parti, Valérie Plante soutient qu’il s’agit de rumeurs.
Denis Coderre plus populaire
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Même s’il laisser planer le mystère à savoir s’il briguera de nouveau la mairie, Denis Coderre reste populaire dans l’esprit de nombreux Montréalais. En septembre, un sondage CROP-La Presse, plaçait l’ex-maire de Montréal en avance dans les intentions de vote, récoltant 28 % de celles-ci, contre 23 % pour l’actuelle mairesse Valérie Plante. Contrairement à M. Coderre, Mme Plante a confirmé qu’elle va se représenter aux élections municipales de novembre 2021.
Conflit d’intérêts dans Outremont
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En août dernier, la Commission municipale du Québec a demandé la suspension de Jean-Marc Corbeil, élu d’Ensemble Montréal dans Outremont, pour s’être placé en conflit d’intérêts. Deux suspensions de 45 jours, à purger simultanément et sans solde, ont été jugées appropriées par la CMQ. L’élu avait voté sur une décision concernant un établissement avec lequel il avait un litige.