La blessure subie par Justin Lawrence dès la première semaine de la saison aurait pu avoir des conséquences fâcheuses pour les Alouettes, mais le Québécois Cyrille Hogan-Saindon comble admirablement bien son absence au centre de la ligne offensive.
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Le superbe travail effectué par Hogan-Saindon, qui consiste notamment à protéger le quart-arrière Davis Alexander, n’étonne aucunement ses coéquipiers qui le côtoient au quotidien.
« J-Law est tout un joueur de centre, c’est notre meneur sur la ligne offensive, mais Cyrille a eu un camp incroyable et il travaille fort à chaque jour, témoigne Alexander. Cyrille est un vrai professionnel, je l’aime beaucoup et je suis super fier de lui. »
Hogan-Saindon, 28 ans, a tout ce qu’il faut pour être un centre partant dans la Ligue canadienne de football. Il a d’ailleurs occupé ce rôle avec le Rouge et Noir d’Ottawa, de 2022 à 2024, avant de se joindre aux Alouettes.
« À chaque année, durant la saison morte, je me prépare pour être un partant, dit le principal intéressé. Peu importe ce qui arrive, je me donne à 110 %. »
Le Québécois saisit actuellement l’opportunité qui se présente à lui, même s’il est rempli de compassion pour Lawrence, qui est blessé à une cheville.
« Je pense que je suis à mon meilleur quand je joue au centre, c’est la position que je maîtrise le mieux », estime Hogan-Saindon.
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Les bons mots de Lestage
Œuvrant à ses côtés sur la ligne offensive, Pier-Olivier Lestage en est un autre qui salue le travail de son coéquipier.
« Je ne suis pas surpris par ce que Cyrille est en mesure de faire, il a connu un super bon camp d’entraînement et clairement, il était prêt à embarquer, au besoin, note Lestage. La blessure de J-Law n’est pas une situation souhaitable, mais le fait d’avoir un gars comme Cyrille qui peut prendre le relais, c’est extraordinaire. On est en mesure de jouer le même type de football avec l’un ou l’autre. »
Hogan-Saindon conclut pour sa part en soulignant à quel point il est plaisant d’occuper le poste de centre devant Alexander.
« De jouer avec Davis Alexander, c’est un immense privilège, indique-t-il. Ce quart-arrière est tellement spécial. On sait qu’on va gagner quand on joue avec lui. On ne veut pas le décevoir et on veut l’aider à briller. Il nous le rend bien, car il trouve toujours une façon de faire de la magie, même si, par exemple, un bloc n’est pas réussi à 100 %. »

