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Ce que regrette Pascale Renaud-Hébert

Sabin Desmeules

2026-04-16T14:38:00Z

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Elle a, depuis toujours, un lien privilégié avec sa grand-maman maternelle. Avec le départ encore douloureux de son grand-père, Pascale Renaud-Hébert a eu envie de passer encore plus de temps avec son aînée, d’avoir de belles conversations avec elle et de lui poser des questions qu’elle gardait en elle. Cette démarche lui a fait du bien, et elle la partage aujourd’hui avec nous.

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La comédienne propose une série documentaire autour de la grand-parentalité et des liens unissant les générations. L’œuvre a comme titre le prénom de sa grand-mère, Suzanne. « Moi, j’ai toujours été très, très proche de mes grands-parents maternels. C’est sûr que quand j’étudiais au conservatoire, à Québec, on se voyait moins. Mais même là, mes grands-parents m’ont aidée à déménager. Mon grand-père posait mes rideaux. Quand il est décédé, même si j’étais proche de lui, même si on savait qu’il était malade, que ça pouvait s’en venir, ç’a quand même été soudain. Je ne m’attendais pas à ça. Ça m’a vraiment fait prendre conscience que le temps était compté, explique-t-elle. Si je voulais lui parler, poser des questions à ma grand-mère, avoir toutes les conversations avec elle, il fallait que j’en profite maintenant ! » Elle lui pose des questions qui l’habitent depuis longtemps, discute avec elle de sexualité, d’amour, de deuil...

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Pascale aurait voulu parler de ces choses avec son grand-papa avant qu’il ne soit emporté par la maladie. « Je n’ai pas pris le temps, je n’ai pas eu le réflexe d’avoir ces discussions-là », déplore-t-elle. Elle a aujourd’hui des regrets, elle qui aurait voulu en savoir plus sur la maladie qui a emporté son grand-père adoré, la myélodysplasie. « Quand j’ai su qu’il avait ce diagnostic-là, on s’est fait dire que c’était comme de l’anémie au début et, qu’à un moment donné, ça pouvait se transformer en leucémie. Je n’ai pas vraiment lu là-dessus, mais finalement, plutôt que d’être dans le déni — et même si ça demande un petit peu de courage —, je pense que de me renseigner là-dessus m’aurait permis de mieux comprendre ce qui s’en venait. D’un autre côté, je pense que peu importe ce qu’on va faire, on va se dire “j’aurais pu, j’aurais dû”... Dans les faits, mon grand-père est décédé entouré de toute sa famille. On était tous et toutes là, et on a tous pu lui dire au revoir, lui dire qu’on l’aimait... » Pascale se tait, la voix étranglée par l’émotion. « Il y a des journées comme ça où je suis plus émue quand j’en parle. »

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Touchée par d’autres histoires

La démarche de l’autrice et comédienne lui a permis de mettre son histoire en lumière et de s’intéresser à d’autres relations intergénérationnelles inspirantes. « Je pense à Guylaine Tremblay... Quand je l’ai rencontrée, elle me parlait de sa grand-mère, décédée il y a un bon moment. Ce jour-là, elle portait la veste qui lui avait appartenu, et elle m’a dit : “Tu sais, quand je la porte, j’ai l’impression de l’avoir avec moi...” Puis elle est devenue hyper émotive. » Pascale a aussi été touchée par l’histoire de Jean-Philippe Dion. « Je ne savais vraiment pas qu’il avait passé les premiers moments de sa vie avec sa grand-mère. Ça m’a tellement touchée ! », admet-elle. Elle évoque également le cas particulier de Guylaine Guay. « Elle est une grand-mère d’adoption pour les filles de sa sœur. »

Une expérience qu’elle pourrait renouveler

Elle en était à sa première expérience du genre. Est-ce que Pascale est ouverte à d’autres projets documentaires ? « C’est sûr que je ne ferme pas la porte. Je ne me vois vraiment pas comme une animatrice, avoue-t-elle. Mais s’il y a d’autres sujets qui m’habitent autant, évidemment que je vais avoir envie d’en parler. »

Enfin fiancée, quelle est la suite ?

Si elle est en couple depuis longtemps avec l’animateur Nicolas Ouellet, ils ne sont fiancés que depuis le 30 décembre dernier. Pascale espérait tellement cette grande demande qu’elle en avait parlé en ondes, à Véronique et les Fantastiques, en août dernier. Ce qu’elle ne savait pas alors, c’est que Nicolas faisait des démarches pour lui acheter une bague. Il la lui a passée au doigt pendant les Fêtes. Maintenant que l’amoureuse a obtenu une demande en mariage, est-ce que le couple fait des plans pour les noces ? « Ça va faire 16 ans qu’on est ensemble dans un mois. Puis là, j’ai ma bague. Pour l’instant, je vais juste savourer ce moment-là, parce que je l’ai tellement attendu ! »

On peut voir la série documentaire Suzanne sur Tou.tv Extra. Pascale travaille, par ailleurs, à l’adaptation du roman Même pas morte, qui deviendra bientôt une série à TVA. Et elle sera dans la saison 2 de Gâtées pourries, qui arrive ce printemps sur Crave.

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