Ce que nous réserve 2025 au municipal: un nouveau maire ou une nouvelle mairesse à Montréal


Anouk Lebel
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L’année 2025 sera marquée, le 2 novembre, par les élections municipales au Québec. Les yeux seront entre autres tournés vers Montréal, où Valérie Plante ne se représentera pas pour un troisième mandat. Les crises du logement et de l’itinérance ont marqué l’actualité des villes en 2024 et ne seront fort probablement pas résolues. Bien qu’elles soient de compétence fédérale ou provinciale, elles risquent encore de tomber dans la cour des municipalités.
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Une course à surveiller
Qui sera succédera à Valérie Plante à la mairie de Montréal? La question sera sur toutes les lèvres en 2025.
Le début de l’année sera marqué par la course à la direction de Projet Montréal, dont l’issue sera connue au printemps. « Est-ce qu’on va avoir un chef de l’interne ou quelqu’un de complètement extérieur? Ça sera très intéressant à suivre», croit Danielle Pilette, professeure à l’UQAM.

Est-ce qu’Ensemble Montréal restera le parti d’opposition? Cela reste un grand point d’interrogation, selon l’experte en gestion municipale. L’ex-parti de Denis Coderre semblait mal en point à la fin de l’année 2024, ayant reporté sa course à la direction faute de candidats.
Appel aux femmes et aux jeunes
C’est l’ensemble des quelque 400 municipalités de la province qui seront en mode électoral. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) veut motiver les gens à se présenter, particulièrement les femmes et les jeunes.
«On voit de plus en plus de jeunes s’impliquer, que ce soit en votant ou en se présentant. Il faut qu’ils fassent entendre leur voix», tient à mentionner Guillaume Tremblay, maire de Mascouche et premier vice-président de l’UMQ.

Des maires qui se mêleront de logement et d’itinérance
Le logement et l’itinérance sont des responsabilités de Québec, mais les maires et mairesses ont dû s’y attaquer en 2024, une tendance appelée à se poursuivre en 2025.
«On va demander à Québec d’assumer le leadership, mais on dirait qu’il n’y a aucun ministère qui est prêt à assumer ces responsabilités», déplore Guillaume Tremblay.

Il rappelle que la crise ne touche pas que des grandes villes comme Montréal et Québec.
Des campements apparaissent aussi à Longueuil, Saint-Jérôme, Granby et Drummondville.
Des défis financiers
Pour les villes, l’année 2025 en sera une de défis financiers, selon Danielle Pilette.
Elle prévoit que les gouvernements provincial et fédéral se montreront encore plus parcimonieux en subventions, surtout si le candidat du Parti conservateur, Pierre Poilievre, déloge le premier ministre Justin Trudeau à Ottawa.
Les municipalités voudront avoir accès à d’autres sources de financement que les taxes foncières, croit Mme Pilette.

Elles pourraient se tourner davantage vers les redevances aux promoteurs, une mesure qui risque de faire ralentir d’autant plus les mises en chantier et rendre les propriétés encore plus chères.
Quel impact pour le transport collectif?
Alors que les sociétés de transport en commun crient famine, Québec ne semble pas avoir l’intention de donner plus d’argent.
Le gouvernement caquiste a commandé en 2024 des audits de performance qui recommandent aux sociétés de sous-traiter davantage de services et de modifier les conventions collectives pour économiser.

La Société de transport de Montréal est celle qui paie le mieux ses chauffeurs. Changera-t-elle sa manière de faire? Quel sera l’impact sur le quotidien des utilisateurs? On pourrait avoir un début de réponse en 2025.
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