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Ce que Marie-Soleil Dion veut transmettre à son fils après une adolescence marquée par l’anxiété

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-12-25T11:00:00Z

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Marie Soleil Dion est une actrice et animatrice accomplie. D'abord reconnue pour son travail auprès des jeunes, elle est désormais aimée d’un public plus large. Désireuse d’offrir de son temps et de s’impliquer concrètement, elle devient aujourd’hui la nouvelle porte-parole de Tel-jeunes.

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Comment a débuté ton partenariat avec Tel-jeunes?

J’étais vraiment heureuse lorsqu’on m'a approchée. Je me suis tout de même demandé si j’étais la bonne personne pour ce rôle. J’ai longtemps eu un rapport privilégié avec les jeunes grâce à Vrak la vie, mais je suis moins présente auprès de ce public depuis quelques années. Les gens chez Tel-Jeunes m’ont rassurée sur le fait que mon parcours auprès des adolescents comptait pour beaucoup, et le fait que je sois une jeune maman qui comprend certains enjeux les a convaincus de penser à moi. J’ai finalement accepté tout de suite, et je suis ravie de donner de la visibilité à un organisme aussi essentiel.

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Avais-tu créé un lien de confiance avec les jeunes à l’époque de Vrak la vie?

J’ai toujours valorisé le dialogue et la place qu’on leur accordait. Je trouvais important de leur demander comment ils allaient et ce qu’ils avaient à dire. Pendant six ans, nous étions chez eux, dans leur télévision; ils avaient l’impression de nous connaître. On se faisait inviter à des fêtes, ils nous écrivaient. Dans des moments plus difficiles, ça semblait leur changer les idées. Je ne me suis jamais prise pour une professionnelle: je les écoutais, je répondais du mieux que je pouvais et je n’hésitais jamais à les référer à Tel-jeunes.

Pourquoi ce rôle te tient-il autant à cœur?

Quand on a un micro et une certaine visibilité, on a la responsabilité de parler de sujets qui nous ressemblent et qui peuvent aider. J’ai toujours voulu mettre de l’avant des causes qui me tenaient à cœur, autant pour les jeunes que pour les parents. Tel-jeunes existe, est disponible presque en tout temps, ce sont des professionnels formés qui répondent, et ce, gratuitement. Dans un monde extrêmement anxiogène, surtout pour les adolescents, rappeler l’existence d’un tel service est essentiel. Une intervention sur cinq se termine aujourd’hui par une évaluation liée au suicide: c’est très préoccupant.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

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Ton rôle dans la série FEM, qui traite de l’identité de genre, crée un beau lien avec Tel-jeunes.

Je joue la mère de Zav, le personnage principal, qui se questionne beaucoup. C’est un pont naturel avec mon implication. Mon rôle avec Tel-jeunes est de rejoindre les parents et les jeunes, exactement comme dans la série. Dans la deuxième saison, on parlera d’incompréhension et de la distance qui se crée entre Zav et sa mère, une femme aimante mais parfois démunie. Ils auraient tous deux intérêt à appeler Tel-jeunes! (rires) La série montre très bien comment un enfant peut se sentir perdu et sans ressources. Parfois, la fiction permet de mieux comprendre. On s’attache aux personnages et on découvre plusieurs points de vue: un père plus fermé, une mère ouverte mais mal outillée, l’enfant qui souffre, les amis autour. C’est très riche.

À quoi ressemblait ton adolescence?

Il y a des moments où j’aurais clairement pu appeler Tel-jeunes. J’avais un bon réseau et des gens à qui parler, mais parfois, on souhaite se confier à quelqu’un de moins impliqué. J’étais une bonne élève, organisée, sans crise majeure, mais j’ai fait une dépression en secondaire 5. L’anxiété de performance était très présente et, à l’époque, on en parlait beaucoup moins. Aujourd’hui, c’est plus nommé, moins tabou, et le service devient encore plus précieux pour les jeunes qui vivent ce que j’ai vécu.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

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Quel lien fais-tu entre ce rôle de porte-parole et ton rôle de mère?

Léon a huit ans et je vois déjà sa personnalité s’affirmer. Comme tous les parents, je demande du soutien lorsqu’une situation me dépasse. Je sais que je pourrais avoir besoin d’aide pendant sa période d'adolescence, et je suis heureuse de connaître les ressources disponibles. Le système de santé est parfois lent, et pouvoir appeler ou écrire rapidement à un professionnel peut désamorcer bien des situations. Je veux aider mon fils à traverser l’adolescence du mieux possible.

Sinon, comment va Léon?

Il va très bien! Il est en deuxième année, il a du caractère, il s’affirme, ne se laisse pas marcher sur les pieds et a beaucoup d’humour. C’est un vrai fan de musique québécoise et de télévision. Il grandit avec deux parents dans le milieu artistique et pose énormément de questions. Je sens qu’on aura un petit clown!

Pour cette période des fêtes parfois difficile pour les jeunes, quel conseil leur donnerais-tu?

On ressent souvent la pression d’être heureux, mais ce n’est pas obligatoire. On voit défiler des images parfaites sur les réseaux et on se compare, mais ce n’est pas une compétition. Le premier Noël que j’ai passé seule après ma séparation a été difficile, surtout sans mon fils, le 25 décembre. Il faut accueillir ce qu’on ressent. Si ce qui nous fait du bien, c’est de commander du St-Hubert, d'écouter la télé et de se coucher tôt, c’est correct.

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À quoi ressemblera ton temps des fêtes cette année?

J’ai un gros mois de janvier, donc ce sera très tranquille: pas de voyage, juste des vacances simples en famille. J’irai peut-être faire un tour à Québec, ma ville natale, car mon fils adore les jeux aux Galeries de la Capitale. (rires)

Tu seras de retour à l’animation de L’amour est dans le pré pour une troisième fois. Que découvrira le public pour la 14e saison?

Il nous reste la finale à tourner au Manoir du lac William, mais je peux déjà dire que c’est une magnifique saison, remplie d’agriculteurs attachants, de prétendants sincères et de nombreux rebondissements. À mon avis, c’est l’une des grosses saisons! La production réinvente certaines formules: le speed dating peut différer d’une personne à l’autre, il y a des lettres, parfois moins de prétendants... On a une belle liberté et on peut se permettre plusieurs petites entorses au concept original.

C’était un contrat particulièrement espéré pour toi.

J’aimais déjà beaucoup l’émission, et quand j’ai su que Katherine (Levac) ne revenait pas, j’ai aussitôt voulu essayer. Passer les auditions, puis obtenir le poste, a été un bonheur immense. Je me sens comme une téléspectatrice qui entre dans son émission préférée. On forme une superbe équipe, très investie dans le bien-être des candidats. On garde des liens, on reçoit des nouvelles, l'arrivée de bébés, les mariages... Voir ça évoluer, c’est magnifique.

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi?

Nous serons en tournée à travers le Québec de janvier à mars avec Toc Toc. L’amour est dans le pré et FEM seront de retour, et je ferai aussi partie de l’émission Incroyables! avec Alex Barrette, en janvier.

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