Date limite importante dans les négociations entre les Canadiens et Lane Hutson

Nicolas Cloutier
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Le lundi 6 octobre 2025 ne signifie peut-être rien pour vous et moi, mais il s’agit d’une date que les équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont les Canadiens de Montréal, avaient encerclé dans leur calendrier.
Dès mardi, les contrats avec une structure de paiements différés tels que ceux paraphés par Frank Vatrano avec les Ducks d’Anaheim et Seth Jarvis avec les Hurricanes de la Caroline ne seront plus permis dans la LNH.
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Cette date limite peut représenter un point de pression dans les négociations et un levier pour le joueur, puisque les paiements différés permettent de diminuer la charge salariale du contrat pour une équipe.
Vulgarisons à l'extrême le fonctionnement des paiements différés pour les non-initiés: tu gagnes 5 millions $ pour jouer cette année, mais on t'en donne seulement trois dès maintenant; tu auras les millions restants à la fin de ton contrat, mais pour l'équipe, tu coûtes moins cher dans l'immédiat, car avec l'inflation et les intérêts, l'argent qui arrive plus tard a une plus faible valeur aujourd'hui.
C'est un mécanisme qui pourrait être sollicité par les Canadiens, par exemple, dans les négociations avec Lane Hutson, mais le temps commence à manquer.
Cet outil autrefois obscur de la convention collective a été étudié sérieusement par l’état-major du Tricolore par le passé. Même s’ils n’ont finalement pas été mis de l’avant, les paiements différés étaient sur la table dans les négociations avec Jake Evans l’an dernier.

Dans le cas de Jarvis, les Hurricanes ont réussi à faire baisser de près de 500 000 $ leur charge salariale annuelle, ce qui est loin d’être négligeable.
Comme Hutson ne sera pas admissible à l’autonomie complète avant le 1er juillet 2031, qu’il ne détiendra pas de droits d’arbitrage et qu’il ne pourra recevoir une offre hostile s’il devient joueur autonome avec compensation l'été prochain, cette date limite du 6 octobre représentait l’un de ses principaux leviers, si bien entendu, le CH voulait emprunter cette avenue.
Comme le collègue Renaud Lavoie l’a rapporté, une autre disposition fiscale que le Tricolore peut exploiter est la convention de retraite. Celle-ci peut réduire considérablement la charge fiscale d’un Américain signant un contrat au Canada, si bien que Hutson pourrait terminer avec plus d’argent dans ses poches que Luke Hughes en paraphant la même entente.
Contrairement aux paiements différés, la convention de retraite n’est assujettie à aucune date butoir et ne réduit pas à proprement parler la charge salariale du contrat pour l’équipe. Elle constitue surtout un bon argument de vente au joueur concerné pour les Canadiens si le but avoué est de le convaincre de laisser de l’argent sur la table. De l'argent qui peut être récupéré grâce à un peu de créativité fiscale.
Selon ce qu'on raconte, les Canadiens et Lane Hutson auraient trouvé un terrain d'entente sur plusieurs paramètres d'un futur contrat, mais Elliotte Friedman rapporte une impasse en raison de philosophies divergentes.
Ainsi, à moins d'un appel qui change tout dans les prochaines heures, on peut conclure que les paiements différés ne seront pas sollicités dans cette négociation et ne seront plus un facteur dès mardi.
Kent Hughes n'aura donc jamais fait appel à cette stratégie... mais ce n'est certainement pas par manque de curiosité.