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Ce que l'on sait des explosions de pagettes et de walkies-talkies du Hezbollah au Liban

Capture d'écran

AFP

2024-09-19T12:45:18Z

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Des centaines de pagettes et walkies-talkies utilisés par le mouvement islamiste libanais Hezbollah, soutenu par l'Iran et allié du Hamas palestinien, ont explosé à travers le Liban mardi et mercredi lors d'une attaque sans précédent ayant fait 37 morts et près de 3 000 blessés.

• À lire aussi: Après les pagettes, des walkies-talkies du Hezbollah explosent au Liban, faisant au moins 20 morts et 450 blessés

• À lire aussi: Les pagettes du Hezbollah étaient préprogrammées pour exploser

Ces explosions ont porté un coup dur au Hezbollah, qui en a accusé Israël et a juré de se venger.

Voici ce que l'on sait de ces attaques.

Mardi, des explosions simultanées de bipeurs, un système de radiomessagerie utilisé par le mouvement islamiste, ont eu lieu dans les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud, dans l'est et dans le sud du Liban. Elles ont fait douze morts et des centaines de blessés.

Le lendemain, la deuxième vague d'explosions a cette fois visé des walkies-talkies, faisant 25 morts et des centaines de blessés.

Le ministre libanais de la Santé, Firass Abiad, a déclaré à la chaîne Al Jazeera que les attentats de mercredi avaient été plus meurtriers parce que les engins utilisés étaient «plus gros».

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Si Israël a annoncé des frappes aériennes jeudi sur des infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban, comme il le fait régulièrement, il n'a rien dit sur les explosions de mardi et mercredi.

Affrontements mortels

Toutefois, avant la première vague d'explosions, Israël avait annoncé mardi étendre les objectifs de sa guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas pour y inclure la sécurisation du front nord avec le Liban.

À la suite de l'attaque du Hamas du 7 octobre en Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, Israël a promis d'éliminer le Hamas et de ramener les otages emmenés dans le territoire palestinien.

Depuis octobre, le Hezbollah a ouvert un front à la frontière avec Israël, échangeant des tirs presque quotidiens avec les troupes israéliennes.

Ces affrontements ont tué des centaines de personnes au Liban, principalement des combattants, et des dizaines de personnes, dont des soldats, du côté israélien. Ils ont aussi déplacé des dizaines de milliers de personnes des deux côtés.

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi que le «centre de gravité» de la guerre se déplaçait «vers le nord».

Les pagettes préprogrammées

Des analystes ont déclaré que des explosifs avaient probablement été placés dans les pagettes avant qu'ils ne soient livrés au Hezbollah.

Selon une enquête préliminaire menée par les autorités libanaises, «les appareils étaient préprogrammés pour exploser et contenaient des matériaux explosifs», a indiqué un responsable libanais de la sécurité.

Une source proche du Hezbollah, qui a demandé à ne pas être identifiée, a déclaré que les bipeurs avaient été «récemment importés» et semblaient avoir été «sabotés à la source».

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Le groupe taïwanais Gold Apollo a démenti des informations du quotidien américain New York Times, selon lesquelles il avait lui-même fabriqué et vendu au Hezbollah les pagettes. Il a affirmé qu'ils avaient été produits par son partenaire hongrois BAC.

Le gouvernement hongrois a ensuite déclaré que cette société était «un intermédiaire commercial, sans site de production ou opérationnel en Hongrie».

Opérations d'une grande «précision»

La société japonaise Icom a de son côté déclaré avoir cessé de produire, il y a une dizaine d'années, le modèle de radios qui aurait été utilisé dans les explosions de mercredi.

Citant des responsables américains et d'autres nationalités, le New York Times a affirmé que les services secrets israéliens étaient parvenus à intercepter les bipeurs avant leur arrivée au Liban et à cacher de petites quantités d'explosifs et un détonateur à côté de la batterie.

Des médias israéliens ont aussi affirmé que cette attaque portait la marque du Mossad (service de renseignement extérieur israélien).

«L'opération pagette a été une nouvelle démonstration stupéfiante des prouesses des services renseignements israéliens», a déclaré John Hannah, de l'Institut juif pour la sécurité des États-Unis.

Le Mossad a démontré «de manière répétée sa capacité non seulement à pénétrer en profondeur les réseaux les plus sensibles de ses pires adversaires, mais aussi à exécuter des opérations d'une (grande) précision», a-t-il ajouté.

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