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Ce que l'on sait de l'attentat antisémite de Sydney

AFP

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2025-12-22T07:27:50Z

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Un père et son fils ont ouvert le feu à au moins 40 reprises, pendant une dizaine de minutes dimanche 14 décembre, sur une foule qui célébrait la fête juive de Hanouka sur la célèbre plage de Bondi, à Sydney, en Australie. Ils ont fait au moins 15 morts et plus de 40 blessés. 

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Voici ce que l'on sait:

Coups de feu à Bondi Beach

Les services d'urgence ont répondu à de premiers appels vers 18h47 (7h47 GMT), signalant des coups de feu sur la plage de Bondi, la plus célèbre d'Australie, très fréquentée le week-end par des milliers de promeneurs, nageurs et surfeurs.

Les tirs se sont produits alors que la plage accueillait une célébration de Hanouka, fête juive des «lumières» qui dure neuf jours en décembre, à laquelle, d'après les autorités, environ 1000 personnes participaient.

Selon des documents de la police publiés lundi, Sajid et Naveed Akram ont «méticuleusement planifié» l'attaque pendant «plusieurs mois».

Ils se seraient notamment «entrainés aux armes à feu», selon la police, potentiellement dans la campagne en Nouvelle-Galles-du-Sud.

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D'après ces mêmes documents, les deux hommes ont été faire du «repérage» la nuit sur la plage de Bondi, quelques jours avant le massacre.

La police a également fait état d'une vidéo retrouvée sur un téléphone portable dans laquelle les deux hommes sont assis devant un drapeau du groupe jihadiste État islamique, récitent un passage du Coran et dénoncent les «sionistes».

Un drapeau du groupe EI avait également été retrouvé juste après l'attentat dans leur voiture.

Victimes

Selon la police, les deux assaillants ont tué 15 personnes, âgées de 10 à 87 ans.

Un ingénieur informatique français de 27 ans, une petite fille de 10 ans, et deux survivants de la Shoah font partie des morts. Des funérailles ont déjà été organisées pour la plupart d'entre eux.

Les tireurs

Les assaillants étaient un père et son fils, prénommés Sajid et Naveed Akram, selon la police de l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud, dont Sydney est la capitale.

Le premier, 50 ans, a été abattu par des policiers, le second, 24 ans, a été blessé et hospitalisé pendant quelques jours avant d'être transféré en prison.

Citoyen australien né dans le pays, il a été inculpé pour terrorisme, 15 meurtres, des blessures graves avec intention de meurtre et pour avoir exhibé un symbole d'une organisation terroriste interdite.

L'enquête

Les deux suspects ont effectué un séjour de quatre semaines dans le sud des Philippines quelques semaines avant l'attentat.

Une employée du GV hotel de Davao, où ils ont séjourné, a indiqué à l'AFP que le duo ne faisait que de rares sorties hors de l'hôtel, généralement le matin, et «ne restait pas longtemps dehors».

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Les motivations de ce voyage restent inconnues.

Naveed Akram avait fait l'objet d'une enquête du renseignement australien en 2019 pour ses liens avec le groupe EI.

À l'époque, les renseignements avaient également questionné son père, mais ce dernier a pu obtenir une licence et détenir six armes à feu.

Les conséquences

Le gouvernement fédéral, ainsi que l'État de Nouvelle-Galles-du-Sud, tentent de réformer les lois sur les armes à feu.

La Nouvelle-Galles-du-Sud a présenté lundi une nouvelle législation qualifiée de «la plus stricte du pays», limitant, sauf exception, à quatre le nombre d'armes autorisées par individu, et prohibant l'affichage de symboles d'organisations terroristes.

Ces réformes devraient être votées par le parlement local cette semaine.

Le gouvernement fédéral australien a également annoncé un ensemble de réformes concernant la détention d'armes et les lois sur les discours de haine, ainsi qu'une inspection des services de police et de renseignement.

Après avoir annoncé qu'il comptait durcir la législation australienne contre l'extrémisme, le premier ministre Anthony Albanese avait annoncé vendredi un programme de rachat des armes à feu en circulation.

Lundi, il s'est dit «désolé pour ce que la communauté juive et notre nation dans son ensemble ont enduré», tout en appelant à un soutien de l'ensemble de la classe politique pour «créer une infraction aggravée pour ceux qui prêchent la haine».

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