Production d’électricité privée: «Ce n’est que le début», dit Fitzgibbon
Les entreprises qui produiront leur propre électricité pourraient être de plus en plus nombreuses


David Descôteaux
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Les entreprises qui produiront leur propre électricité pourraient être de plus en plus nombreuses, si l’on se fie à Pierre Fitzgibbon.
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Le mégaprojet d’hydrogène vert de l’entreprise TES à Shawinigan, où une grande entreprise produit sa propre électricité, pourrait être le premier d’une série, si l’on se fie aux propos du ministre Pierre Fitzgibbon.
Selon un courriel d’abord obtenu par Radio-Canada et ensuite par Le Journal, Pierre Fitzgibbon affirme que le projet de TES, «ce n’est que le début».
Rappelons qu’Hydro-Québec allouera un bloc de 150 mégawatts (MW) d’électricité à ce projet, et que TES va aussi autoproduire sa propre électricité, soit 800 MW avec un parc éolien et 200 MW grâce à l’énergie solaire.
Une brèche dans le monopole?
Des groupes environnementaux, comme Greenpeace et le Regroupement des organismes environnementaux en énergie, s’inquiètent pour le monopole d’Hydro-Québec et estiment que le projet de TES ne respecte pas la législation, notamment parce qu’il se fera sur un territoire où Hydro-Québec a l’exclusivité de la distribution.
Or, lors de l’annonce, le ministre Fitzgibbon a mentionné que le cadre législatif d’Hydro-Québec permet «l’autoproduction sur le site où une entreprise peut avoir ses éoliennes [ou] son solaire, qui sont connectés directement sur l’usine», ajoutant que le projet de TES est «parfaitement en ligne avec la réglementation actuelle.»
Un apport nécessaire
D’autres experts y voient d’ailleurs une solution intéressante pour combler les besoins en électricité de la province.
«Comme Hydro-Québec manque de capacité pour répondre à la demande des projets de développement économique, il est normal que les entrepreneurs trouvent d’autres solutions», explique Gabriel Giguère, analyste en politiques publiques à l’Institut économique de Montréal (IEDM).
«Il faut reconnaître que la capacité d’Hydro-Québec est en train de devenir un frein à notre développement, et que la production indépendante d’électricité devient de plus en plus nécessaire», ajoute-t-il.
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