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Ce n’est pas le temps de paniquer: le Canadien a encore des solutions

Photo portrait de Antoine Roussel

Antoine Roussel

2026-05-27T04:00:00Z

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Le Canadien tire de l’arrière dans la série contre les Hurricanes de la Caroline, mais il était aussi à deux lancers de mener 3 à 0. Ce n’est pas le moment de s’engueuler, de paniquer, d’être émotif, et encore moins de se dire qu’on se reprendra l’an prochain.

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Le Canadien a encore des solutions pour vaincre les Hurricanes. Sauf qu’elles impliquent d’adapter un peu la philosophie du club.

Martin St-Louis le dit tout le temps : il faut que le Canadien joue la game qui est devant lui.

Mais l’heure est venue de modifier légèrement la stratégie. Pour gagner cette série, Montréal devra s’adapter. Il devra désormais dicter le ton. Parce qu’en ce moment, il subit.

Contre les Hurricanes, être réactif est problématique.

Je veux voir le Canadien effectuer des relances rapides. Il ne peut plus se permettre de revenir dans son territoire pour ralentir le jeu, d’aller se cacher derrière son filet. Si vous voyez ça dans les prochains matchs de manière récurrente, c’est que ça ne va pas bien.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Parce que pendant ce temps, il n’essaye pas de battre les Hurricanes de vitesse, il ne fait pas tourner leur défensive, qui n’est quand même pas la meilleure de la ligue.

Aussi, en ce moment, les défenseurs des Hurricanes jouent face à Jakub Dobes. Il faut les forcer à jouer dos contre lui.

La clé pour retrouver son style

Et si le Canadien parvient à effectuer des relances rapides et à remporter 50 % de ses batailles à un contre un, il va ainsi pouvoir jouer dans sa palette de couleurs. C’est-à-dire qu’il va avoir la rondelle en zone offensive.

Un ajustement dans la transition pourrait être donc déterminant pour le reste de cette série, et qui sait, des séries du Canadien. En attaquant le milieu de la patinoire, les joueurs vont être capables de créer des courses avec les joueurs des Hurricanes, et d’aller récupérer des rondelles au fond du territoire adverse. 

Aussi, face au 1-1-3 proposé par les Hurricanes en zone centrale, entrer en possession devient une tâche compliquée par moments. Une approche où les attaquants surchargent un côté de patinoire forcerait les petits jeux et la proximité des joueurs. Quand le chaos est là, tu aimes ne pas avoir à chercher ton monde trop loin.

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Mais ça va prendre un travail collectif. Il ne faut pas que ce soit juste l’affaire de deux ou trois gars qui se défoncent, pendant que les autres les regardent.

Rouler la lumière allumée

Ça va également prendre de l’énergie. Le Canadien devra en trouver. Je comprends que la lumière du réservoir à essence est peut-être allumée, mais ça ne veut pas dire qu’elle est vide. Il faudra rouler sur les quelques gouttes dans le fond. Ce n’est pas le moment de prendre la première sortie qu’on aperçoit... Il y en a toujours plus qu’on le pense.

Remanier certains trios pourrait contribuer à changer l’air et à donner un regain de vie à Montréal. J’aimerais voir Josh Anderson à la place de Juraj Slafkovsky sur le premier trio. Ça prend un gars comme lui, qui va aller chercher des rondelles en fond de territoire. Ç’avait fonctionné au premier tour.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

J’aimerais aussi revoir Kirby Dach à la position de centre. Il y était beaucoup plus efficace.

Ça ne sera pas confortable, mais...

Jakub Dobes a été exceptionnel une fois de plus, lundi. Tu as un gardien qui te donne la chance de gagner. Si ç’avait été Frederik Andersen devant le filet du Canadien, le trou serait beaucoup plus profond pour Montréal. Le moment est venu pour ses coéquipiers de lui donner une petite pause mentale.

Ça va prendre des meetings avec les entraîneurs et des meetings entre les joueurs, aussi. Ça ne sera pas facile pour les joueurs. Mais je n’ai jamais entendu qui que ce soit dire que c’était confortable, de grimper l’Everest.

Ce n’est pas le moment d’abandonner, de se satisfaire du parcours des dernières semaines et de se dire que de toute façon, on pourra faire mieux l’an prochain.

Tu ne sais pas ce qui va se passer, l’an prochain. Regardez l’Avalanche du Colorado, en ce moment.

Il faut continuer à pousser, parce que le fil d’arrivée s’approche. Il faut que le Canadien gagne le quatrième match mercredi soir, coûte que coûte.

- Propos recueillis par Jessica Lapinski

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