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Ce lanceur cubain vise un rôle de partant avec les Blue Jays

AFP
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-02-23T16:00:00Z
2024-02-23T21:01:41Z

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Si l’attaque des Blue Jays risque manquer de mordant en vue de la prochaine saison, la formation torontoise devrait miser sur l’une des meilleures rotations de lanceurs partants du baseball majeur avec l’ajout potentiel d’un intrigant Cubain. 

Kevin Gausman, Jose Berrios et Chris Bassitt forment le trio de tête, tandis que Yariel Rodriguez est débarqué au camp d’entraînement avec le profond désir de mêler les cartes.

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«J’ai toujours aimé être un partant, c’est ce que je suis, a laissé savoir Rodriguez, plus tôt cette semaine à Dunedin, au moment de rencontrer les journalistes. L’adrénaline qui vient avec le rôle de partant et le fait d’aller au monticule dès la première manche, c’est énorme. J’adore ça.»

Rodriguez, qui a conclu une entente de cinq ans pour 32 millions de dollars avec les Jays au début du mois, avait justement profité de la dernière Classique mondiale de baseball pour montrer son savoir-faire comme partant avec la formation de Cuba. 

Yariel Rodriguez était le partant pour Cuba, le 15 mars 2023 à Tokyo, à la Classique mondiale de baseball.
Yariel Rodriguez était le partant pour Cuba, le 15 mars 2023 à Tokyo, à la Classique mondiale de baseball. Photo Richard A. Brooks / AFP

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En deux départs, contre les Pays-Bas et l’Australie, il avait limité ses adversaires à seulement deux points, œuvrant durant un total de sept manches et un tiers. Celui qu’on surnomme Y-Rod avait surtout retiré 10 frappeurs sur des prises, dont Xander Bogaerts, Jurickson Profar et Jonathan Schoop, des clients du baseball majeur.

Releveur dominant au Japon

Au Japon, dans l’uniforme des Dragons de Chunichi, Rodriguez était plutôt utilisé comme releveur. En 56 présences sur la butte lors de la dernière saison, il n’a pas alloué un seul circuit. L’artilleur n’a par ailleurs permis que sept points mérités afin de conserver une extraordinaire moyenne de 1,15.

«Je devais être en relève au Japon, car il y avait beaucoup de vétérans devant moi dans la rotation partante, mais le rôle de releveur ne me manquera pas», a statué Rodriguez, cité sur le site web des Blue Jays, en rappelant ainsi son souhait d’être partant.

Alek Manoah, dans l’uniforme des Blue Jays de Toronto.
Alek Manoah, dans l’uniforme des Blue Jays de Toronto. Photo Elsa / Getty Images via AFP

Le problème pour le Cubain, c’est qu’il y a aussi des vétérans à Toronto. Derrière Gausman, Berrios et Bassitt, on retrouve le Japonais Yusei Kikuchi et un certain Alek Manoah, qui tente de retrouver son étoffe de 2022, où il s’était invité dans la course pour l’obtention du trophée Cy Young dans l’Américaine.

Dans la tête du gérant

Les matchs disputés par les Blue Jays dans la Ligue des pamplemousses, à compter de ce week-end, serviront sans doute à finaliser la rotation des partants.

«J’aime jouer dans la tête des frappeurs, a prévenu Rodriguez. Je suis très intense et émotif au monticule.»

Rodriguez devra surtout s’assurer de jouer dans la tête du gérant John Schneider pour le convaincre qu’il peut entamer un match sur cinq pour les Jays dès le début de la prochaine campagne. 

Le calendrier préparatoire s’étendra sur un mois, soit jusqu’au 25 mars. Les Blue Jays entameront ensuite la saison régulière avec 10 matchs sur la route, contre les Rays, les Astros et les Yankees, pendant les nouvelles rénovations du Centre Rogers à Toronto.

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