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Ce joueur des Alouettes s’inspire d’une vieille conquête du Bol d’Or

Isaac Adeyemi-Berglund, durant un entraînement des Alouettes, le mercredi 6 novembre, au stade Hébert.
Isaac Adeyemi-Berglund, durant un entraînement des Alouettes, le mercredi 6 novembre, au stade Hébert. Photo Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-11-07T00:30:00Z

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La finale de l’Est que les Alouettes s’apprêtent à disputer, samedi au stade Percival-Molson, replonge le joueur de ligne défensive Isaac Adeyemi-Berglund à une époque remontant à près d’une décennie quand, en 2015, il avait savouré la conquête du Bol d’Or dans l’uniforme des Cougars du Collège Champlain de Lennoxville.

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«C’est le seul championnat que j’ai eu la chance de gagner dans ma vie, tous sports confondus, a indiqué Adeyemi-Berglund, mercredi, lors d’une entrevue accordée au Journal. Nous avions un groupe spécial et cette équipe n’était pas totalement différente de ce qu’on voit ici à Montréal, sur le plan de l’approche durant les entraînements. [...] Les sentiments sont les mêmes. Nous sommes tous obsédés par le désir de travailler fort et d’accomplir le sale boulot.»

Ancien des Stampeders de Calgary, Adeyemi-Berglund, 28 ans, en est à sa première saison avec les Alouettes. La situation explique en partie pourquoi le Néo-Écossais se souvient, ces jours-ci, de son passage en Estrie au niveau collégial. Ironie du sort, il y a une pancarte aux abords du stade Hébert, dans l’arrondissement de Saint-Léonard, où les Alouettes s’entraînent, qui affiche le nom «Cougars».

«Les détails sont nombreux, a convenu le joueur de ligne en riant. C’est aussi le fait de jouer au Québec, samedi, alors plusieurs membres de ma famille feront le voyage en provenance de la Nouvelle-Écosse pour venir me voir. C’était aussi le cas lors de la finale du Bol d’Or.»

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Un énorme défi

Cette fois, les adversaires ne seront cependant pas les joueurs du Campus Notre-Dame-de-Foy, mais bien les Argonauts. Devant lui, les colosses de la ligne offensive de la formation torontoise, dont Ryan Hunter, qui pèse 315 livres, et Dejon Allen, qui fait osciller la balance à 300.

«Ils ont une bonne ligne offensive et il faudra être violent pour être en mesure de les battre, a avancé Adeyemi-Berglund, auteur de 36 plaqués défensifs et 7 sacs durant la saison régulière. Ce sera une guerre de tranchées et un très bon défi.»

S’il garde de bons souvenirs de son ancien entraîneur Jean-François Joncas à Lennoxville, l’athlète originaire de Dartmouth dit retrouver la même rigueur chez l’entraîneur-chef des Alouettes, Jason Maas.

«J’associe le sale boulot et le fait de travailler fort au Bol d’Or, et c’est aussi ce qu’on fait ici, a noté Adeyemi-Berglund, finaliste au titre de joueur canadien par excellence dans la LCF. J’essaie d’amener cette même énergie que j’avais appris à déployer au Collège Champlain.»

«Jason Maas est un entraîneur-chef incroyable, a ajouté le Néo-Écossais. Je ne pourrais résumer tout le bien que je pense de lui.»

Chimie d’équipe

Adeyemi-Berglund nomme rapidement la faculté de Maas à créer des liens forts entre les différents joueurs de l’équipe. En repensant à son séjour à Lennoxville, l’athlète pense aussitôt à ses anciens coéquipiers, dont un certain Sidy Sow, qui évolue pour sa part dans la NFL, avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

«Sidy était très jeune à l’époque. C’est un bon gars et je suis content pour lui, a affirmé le joueur des Alouettes. Je suis toujours fier de mes anciens coéquipiers qui sont dans la LCF ou, dans le cas de Sidy, dans la NFL.»

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