Ce joueur des Alouettes est aussi intense sur un ranch qu’au football


Benoît Rioux
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Le joueur des Alouettes Dylan Wynn ne sera pas trop dépaysé en Saskatchewan alors que le club montréalais visitera les Roughriders, vendredi soir, à Regina. En plus de sa carrière au football, l’Américain a l’habitude des prairies puisqu’il travaille occasionnellement dans un ranch durant la saison morte.
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Rencontre fortuite au terme du plus récent match des Alouettes, à Montréal: Wynn était accompagné sur le terrain du stade Percival-Molson du propriétaire de ce fameux ranch situé à Concord, en Californie. L’homme en question, Joshua Cabral, est également son meilleur ami.
«Je suis venu le visiter, a indiqué Cabral, en prenant son vieux copain par les épaules. Nous avons grandi ensemble à Concord, en jouant au football et en fréquentant la même école secondaire.»
«Un travaillant»
Maintenant adultes, les deux hommes ont leur propre vie, mais Wynn se fait toujours un devoir d’aller aider son vieil ami, entre deux saisons de football, sur le ranch comptant aux alentours de 2000 bêtes.
«C’est un bon travailleur, il dit toujours oui, même pour des tâches un peu plus salissantes, a dit Cabral, précisant que Wynn a longtemps œuvré à ce ranch durant sa jeunesse. C’est bien aussi d’avoir un gars aussi fort physiquement que lui pour nous aider à réaliser certains trucs qu’on peut difficilement faire quand il n’est pas là. Dans les dernières années, il vient encore donner de l’aide quand il a le temps.»

Évoluant comme plaqueur défensif avec les Alouettes, Wynn a une vision similaire de la besogne à accomplir lorsqu’il joue au football. L’athlète de 6 pi 2 po et 283 livres aime être là pour ses coéquipiers au moment d’effectuer le sale boulot, souvent contre des gars plus gros que lui sur la ligne offensive adverse.
D’une rare intensité
Wynn est aussi un joueur facile à remarquer sur les lignes de côté en raison de son intensité.
«Je suis toujours crinqué comme ça, avoue le numéro 98 des Alouettes. En questionnant mes parents, que ce soit mon père ou ma mère, ils te diraient que j’ai toujours été une personne intense.
«À chaque match, je donne tout ce que j’ai, de préciser Wynn. Parfois, comme joueur de ligne, tu vis beaucoup d’émotions, mais ça fait partie du jeu et tu dois demeurer discipliné.»
Dualité
Sur le plan des statistiques, Wynn compte sept plaqués défensifs depuis le début de la saison, mais son apport est beaucoup plus grand grâce à sa personnalité flamboyante. Il a par ailleurs remporté un championnat de la Coupe Grey, en 2017, avec les Argonauts de Toronto.
«Ce qui est merveilleux avec l’intensité de Dylan, c’est qu’elle n’est pas omniprésente, a noté Cabral. Évidemment, sur un terrain de football, ça monte à un autre niveau, mais il sait maintenant gérer cette dualité qu’on retrouve dans la vie. Je sais notamment à quel point il peut aussi être un père tendre et aimant pour ses filles.»
