Ce défenseur a su convaincre les Leafs
Philippe Myers vient d’obtenir une prolongation de contrat de deux ans


Dave Lévesque
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Philippe Myers revient de loin, mais il a gagné son pari avec les Maple Leafs de Toronto, qui lui ont accordé leur confiance.
L’Acadien de 27 ans n’avait pas le gros bout du bâton quand il a signé une entente d’une saison avec les Leafs en juillet dernier. Mais ceux-ci lui ont accordé une prolongation de contrat de deux ans et 1,7 M$ il y a deux semaines.
«Je suis très content et honoré d’être ici. Je suis entouré de bons gars et c’est la meilleure organisation de la ligue», a-t-il résumé après l’entraînement matinal des Leafs au Centre Bell, samedi.
C’était loin d’être un pari gagné d’avance puisque Myers n’avait joué que 16 matchs dans la LNH au cours des deux dernières saisons après avoir passé l’essentiel des trois saisons précédentes avec les Flyers de Philadelphie et les Predators de Nashville.
Se reconstruire
C’est en se retrouvant dans l’organisation du Lightning de Tampa Bay que les choses ont commencé à dérailler pour le gros défenseur de 6’ 5’’ et 219 lb.
Il a alors passé beaucoup de temps dans la ligue américaine avec le Crunch de Syracuse. C’est là que son chemin a croisé celui de Joël Bouchard, qui lui a permis de se recentrer.
«On a eu une conversation au début de l’année dernière et il m’a dit exactement ce que j’avais besoin de faire pour remonter dans la ligue nationale.
«Il m’a dit que je devais jouer physique et c’est ce que j’ai essayé de faire toute l’année passée et c’est ce que je continue à faire cette année, et ça va bien jusqu’à maintenant.»
Identité
Son arrivée à Toronto ne s’est pas nécessairement faite en douceur. Il a attendu au neuvième match de la saison, le 28 octobre, pour enfin revêtir l’uniforme pour la première fois.
Il a ensuite été laissé de côté pendant tout le mois de novembre, faisant même un détour chez les Marlies de Toronto de la LAH pour fins de reconditionnement. Il a joué son second match le 2 décembre. Il a alors commencé à jouer plus régulièrement, mais il n’a tout de même disputé que 18 matchs, dont les 9 derniers.
S’il veut que Craig Berube lui fasse confiance, il se doit de respecter son identité.
«Je connais mon rôle ici, ce n’est pas de faire des buts, c’est de bien jouer défensivement et d’être physique.»
Et quand on lui demande si son style de jeu cadre bien avec ce qu’exige Berube, il répond du tac au tac: «Simple et physique», ce qui fait éclater des rires chez les journalistes qui l’entourent.
À travers les aléas de ce début de saison pas toujours commode, Myers estime que son attitude a joué en sa faveur dans l’opinion de Berube.
«Il respecte si tu travailles fort et que tu fais ta job et c’est ce que j’essaie de faire. Je n’ai pas joué beaucoup au début de l’année, mais je gardais une attitude positive en arrivant à l’aréna avec une bonne éthique de travail. Quand mon nom a été appelé pour jouer, j’étais prêt. Je pense que c’est bon d’être dans cet état d’esprit parce que tout le monde a un rôle important ici.»