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Caufield fera-t-il mieux que Cammalleri?

Photo MARTIN CHEVALIER

Étienne Bouchard

2024-09-04T22:00:00Z

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L’attaquant Cole Caufield ne semble pas du tout superstitieux et s’attend à jouer de chance durant la prochaine saison, même s’il enfilera le numéro 13 pour rendre hommage à son défunt compatriote américain Johnny Gaudreau.

En confirmant mardi ce changement, l’ancien détenteur du dossard 22 deviendra le neuvième hockeyeur de l’histoire du Canadien de Montréal à arborer le 13. S’il ne craint pas que la malchance le frappe en 2024-2025 ni que le vendredi 13 soit fixé au calendrier du présent mois de septembre, Caufield devrait toutefois avoir à l’esprit que ses prédécesseurs n’ont pas obtenu le succès escompté avec ce chiffre porte-malheur aux yeux de plusieurs. Il reste à voir s’il atteindra le plateau des 20 buts pour une quatrième fois consécutive dans la Ligue nationale de hockey(LNH).

Voici donc les joueurs du Tricolore ayant tenté leur chance avant le choix de premier tour du club au repêchage de 2019.

Edmond Bouchard, 1922

Ce Québécois natif de Saint-Étienne est certes méconnu pour la quasi-totalité des partisans du CH. Il y a plus de 100 ans, celui ayant évolué à l’aile et à la défense a amorcé sa carrière dans la ligue après avoir signé avec Montréal au début janvier 1922. Son séjour avec l’organisation s’est résumé en 20 matchs, le temps de récolter un but et cinq mentions d’aide. En décembre de la même année, il a été refilé aux Tigers de Hamilton contre Joe Malone, qui a effectué un retour chez le Canadien.

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Décédé en 1955, Edmond Bouchard a totalisé 43 points en 223 joutes de la LNH.

Photo d'archives
Photo d'archives
Alex Tanguay, 2008-2009

Il a fallu un autre patineur de la Belle Province pour mettre fin à la séquence de 86 ans sans porteur du numéro 13 dans les rangs tricolores. Obtenu par voie de transaction des Flames de Calgary en juin 2008, Alex Tanguay croyait pouvoir aider sa nouvelle formation à atteindre de nouveaux sommets. Malheureusement pour lui, la malchance fut au rendez-vous lors de sa seule campagne à Montréal. Après qu’il eut inscrit 17 points en octobre, une dislocation de l’épaule gauche (résultat d’un coup d’Evgeny Artyukhin, du Lightning de Tampa Bay) a ruiné sa saison. Il a conclu avec 41 points en 50 sorties et les blessures ont continué de l’ennuyer au cours de la très courte série de premier tour: il a disputé deux des quatre rencontres face aux Bruins de Boston, qui ont balayé la confrontation.

Ironie du sort, Tanguay s’est ensuite entendu avec le Lightning.

Photo AFP
Photo AFP
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Michael Cammalleri, 2009-2012

C’est un autre ex-porte-couleurs des Flames qui a pris possession du 13 à Montréal l’année suivante. Embauché via le marché des joueurs autonomes, Michael Cammalleri a livré certaines performances intéressantes pendant son séjour, mais il n’a jamais pu reproduire sa production de 2008-2009 (soit 82 points à Calgary). Avant d’être renvoyé aux Flames contre René Bourque au beau milieu d’une rencontre à Boston en janvier 2012, l’attaquant a amassé 119 points en 170 affrontements avec le Bleu-Blanc-Rouge. Toutefois, les amateurs retiendront davantage ses 13 buts et 19 points des séries 2010, au cours desquelles l’équipe a atteint la finale de l’Association de l’Est grâce aux prouesses de Jaroslav Halak.

Tout comme Tanguay, Cammalleri n’a pas été épargné par les blessures. Coupé entre autres par un patin de Yannick Weber, il n’a jamais joué 70 matchs en une saison avec le CH.

Photo Agence QMI, PIERRE-PAUL POULIN
Photo Agence QMI, PIERRE-PAUL POULIN
Alexander Semin, 2015

Ici, le directeur général de l’époque, Marc Bergevin, a fait un pari perdant en accordant un contrat d’un an au Russe ayant déjà connu une saison de 40 buts chez les Capitals de Washington. Il faut rappeler que la descente aux enfers du vétéran était entamée depuis quelque temps, car en 2013-2014, il avait été limité à 19 points en 57 duels avec les Hurricanes de la Caroline.

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Ce ne fut guère mieux dans la métropole québécoise, où ses performances et son effort ont été jugés insatisfaisants. Une faible récolte de quatre points a incité l’état-major à le soumettre au ballottage: non réclamé, il a refusé de se rapporter au club-école et a vu son entente résiliée. Alexander Semin a finalement renoué avec la Ligue continentale de hockey (KHL).

Photo Pierre-Paul Poulin
Photo Pierre-Paul Poulin
Mike Brown, 2016

La carrière de ce travailleur honnête dans la LNH s’est terminée par un arrêt à Montréal. Réclamé au ballottage assez tard durant une saison déjà perdue chez le Canadien, Mike Brown a inscrit un but et une aide en 14 rencontres. Son parcours professionnel a pris fin dans la Ligue américaine de hockey (LAH) l’année suivante.

S’il n’a pas franchi une seule fois le cap des 10 points en une campagne malgré 407 matchs en neuf ans, Brown a surtout écopé de 778 minutes de punition.

Photo d'archives, MARTIN CHEVALIER
Photo d'archives, MARTIN CHEVALIER
Max Domi, 2018-2020
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La progéniture de Tie Domi a une excellente raison d’aimer le 13: c’est le numéro que son parrain, Mats Sundin (et ancien coéquipier de son père chez les Maple Leafs), a porté dans la LNH. Max a donc voulu rendre hommage au Suédois, mais celui-ci n’a sûrement pas été fier de son rendement lors de sa deuxième année avec le Canadien. Acquis des Coyotes de l’Arizona contre Alex Galchenyuk, il a connu des débuts plus qu’intéressants en vertu de 72 points en 2018-2019, sauf que sa production a chuté à 44 un an plus tard.

Ce grand voyageur ayant évolué pour sept clubs dans le circuit Bettman a pris la route de Columbus en octobre 2020, lorsque les Jackets ont donné Josh Anderson en retour de ses services. Aujourd’hui, il se trouve dans la formation de son enfance à Toronto.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER
Cédric Paquette, 2021-2022

Maintenant à l’œuvre dans la KHL, le Gaspésien a signé un contrat d’un an avec le CH à l’été 2021 et son expérience dans l’organisation fut plutôt mitigée. En fait, c’est davantage chez le Rocket de Laval qu’il a vécu ses meilleurs moments, à la suite de sa rétrogradation dans les rangs mineurs. Gagnant de la Coupe Stanley à Tampa en 2020, Cédric Paquette a inscrit seulement deux aides en 14 matchs à Montréal, tandis qu’il a accumulé neuf buts en 14 affrontements avec la filiale.

En séries 2022, il a mené le Rocket à la demi-finale de la LAH en totalisant sept points.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER
Mitchell Stephens, 2023-2024

À l’image de quelques joueurs évoqués précédemment, Mitchell Stephens n’a pas fait écarquiller les yeux chez le Canadien. Ayant signé un contrat à l’été 2023, il a davantage été utilisé à Laval: plus précisément, cet autre membre de la cuvée championne du Lightning de 2019-2020 a obtenu le grand total de trois points en 23 parties avec Montréal. Ce fut bien différent dans l’uniforme du Rocket, le vétéran ayant récolté 35 points en 49 sorties.

Stephens a traîné son baluchon en direction du Kraken de Seattle au cours de la saison morte.

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