Caufield et Suzuki, plus utiles ensemble ou séparés?

Jonathan Bernier
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Il y a maintenant quatre rencontres que Cole Caufield et Nick Suzuki évoluent sur des trios différents. Au moment de prendre cette décision, Martin St-Louis souhaitait relancer l’attaque de ses troupiers.
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Depuis ce match à Detroit, le Canadien a inscrit neuf buts. Cinq d’entre eux ont été l’œuvre des défenseurs. Pendant ce temps, Suzuki a inscrit deux buts en supériorité numérique et Caufield a donné la victoire aux siens en prolongation face aux Red Wings.
Ce qui signifie que ni l’un ni l’autre n’a touché la cible sans son principal complice à ses côtés. D’ailleurs, lors de la visite des Flames, dans la deuxième moitié de la troisième période, St-Louis a réuni ses deux gros canons dans l’espoir de les voir marquer le but égalisateur.
On peut donc se demander si Suzuki et Caufield sont plus utiles ensemble ou quand ils sont séparés.
«Parfois, il faut que tu t’ajustes en cours de route», a mentionné St-Louis au lendemain de ce revers, et à la veille de recevoir les Golden Knights.
S’ajuster, c’est également ce que compte faire l’entraîneur-chef du Canadien d’une rencontre à l’autre.
«Je ne suis pas sûr pour demain, a-t-il laissé tomber. Au cours d’une saison, tu jongles avec ça. C’est là qu’on est présentement.»
S’il se montre hésitant à ramener les deux larrons ensemble, c’est qu’il est loin d’être insatisfait du rendement de sa troupe. Avec les nouvelles combinaisons, le Tricolore présente une fiche de deux victoires et autant de revers, et son pilote maintient qu’il aurait mérité un meilleur sort.
«Depuis qu’on a fait ça, on a joué de bons matchs. On est un peu plus équilibrés. J’aime la façon dont on se comporte sur la glace», a-t-il soutenu.
Une question de temps
Effectivement, il y a du bon à séparer ses forces. Juraj Slafkovsky, à la droite de Caufield, et Josh Anderson, sur celle de Suzuki, ont obtenu de sublimes occasions de marquer au cours des dernières rencontres. Sans toutefois être en mesure de toucher la cible.
«J’ai décoché huit tirs au but [dont six à forces égales], a répliqué Caufield. Je dois créer des occasions par moi-même et je crois que c’est ce que je fais. C’est juste que la rondelle ne veut pas rentrer. Tôt ou tard, elle va finir par y aller.»
«Peu importe les compagnons de trio avec qui je joue, si on obtient des occasions de marquer, ça ne m’inquiète pas trop.»
On parle de Suzuki et de Caufield, mais ils ne sont pas les seuls à afficher une certaine timidité en attaque. C’est également le cas de Josh Anderson (aucun but), de Rafaël Harvey-Pinard (aucun but), de Juraj Slafkovsky (un but), d’Alex Newhook (13 matchs sans but), et de Jake Evans (un but).
«Commencer quelque part»
À force de voir les léthargies se prolonger, c’est la confiance qui finit par être affectée. St-Louis est bien au fait de cette réalité. C’est en partie pourquoi il a dirigé un entraînement principalement axé sur les tirs au but, les déviations et les retours de lancer.
Devant le filet, en lieu et place de Samuel Montembeault, Jake Allen et Cayden Primeau, on avait installé une toile avec une ouverture dans chaque coin.
«On voulait travailler sur les touches autour du filet, a fait valoir St-Louis. Sur la toile, les trous ne sont pas minuscules. Ça rappelle aux joueurs qu’ils n’ont pas nécessairement besoin de décocher des tirs parfaits.»
Ça a fonctionné. Tout le monde a touché la cible.
«On doit avoir pris 80 tirs au but chacun aujourd’hui. Ça fait du bien de marquer des buts. Il faut bien commencer quelque part», a lancé Slafkovsky, une fois de retour au vestiaire.
À eux maintenant de transposer «ces réussites» dans un match.
- David Savard a sauté sur la patinoire avant ses coéquipiers. De leur côté, Mike Matheson, Jordan Harris et Rafaël Harvey-Pinard ont bénéficié d’une journée de traitement.