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LPHF: fini la maçonnerie pour Catherine Dubois... pour l’instant

Catherine Dubois pourra changer son casque de construction pour celui de hockey en signant avec Montréal

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-07-15T12:38:06Z

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Catherine Dubois a délaissé l’entreprise familiale de maçonnerie pour la première fois afin de se concentrer sur le hockey. Une conséquence heureuse d’un contrat signé avec la formation féminine de Montréal lors de la saison morte.

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«Je peux être sur glace durant l’été et me consacrer à l’entraînement», a lancé avec son plus beau sourire Dubois devant les journalistes, lundi, à l’Auditorium de Verdun, où elle côtoiera d’autres joueuses de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

La native du secteur de Beauport, à Québec, est soulagée de s’être entendue avec la directrice générale Danièle Sauvageau en vue de la prochaine campagne. Ignorée lors du repêchage initial de la LPHF, Dubois avait été invitée au camp et avait obtenu un poste de réserviste. Deux fois, elle avait été appelée en renfort pour 10 jours avant d’obtenir un pacte de joueuse permanente.

«Enfin, je peux m’accrocher à quelque chose de tangible, de concret», a soupiré celle ayant versé quelques larmes en apposant son nom au bas du contrat qui devrait lui rapporter au moins 48 000$, soit le salaire minimum de la dernière campagne.

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Elle empochait environ 17 500$ comme réserviste, ce qui n’est pas assez pour payer l’hypothèque.

Photo MYLÈNE RICHARD
Photo MYLÈNE RICHARD

«Tout ou rien»

Incertaine de son avenir lors du bilan de fin de saison, en mai, la numéro 28 de Montréal est retournée travailler sur les chantiers avec son père, Stéphane, un ancien attaquant des Bisons de Granby dans la LHJMQ, et ses frères, jusqu’à la fin de juin.

«Je suis rendue à un âge [elle aura 29 ans le 29 juillet] où c’est tout ou rien, a-t-elle dit. Si c’est ma dernière saison, je veux me donner toutes les chances de performer. Dans ma tête, je n’ai pas encore atteint mon plein potentiel et j’aimerais voir jusqu’où je peux aller.»

La robuste attaquante n’aura plus besoin de s’entraîner de 4 à 6h le matin avant d’enfiler ses bottes à cap d’acier et son casque de construction.

Photo d’archives, AFP
Photo d’archives, AFP

Même mentalité

Malgré une nouvelle réalité, Dubois ne changera pas sa façon de penser. Elle a toujours dû se retrousser les manches et prouver qu’elle avait sa place.

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«D’être un peu négligée, ça me donne une motivation supplémentaire. Avec mon style de jeu, je dois toujours travailler, ne rien tenir pour acquis. Je veux continuer de garder les deux pieds sur terre», a assuré l’ancienne des Carabins de l’Université de Montréal, dont le contrat ne la met pas à l’abri d’un retranchement du camp.

Dubois ne veut «rien prendre pour du cash» et c’est pourquoi elle sera sur la patinoire trois ou quatre fois par semaine cet été.

«C’est impossible de s’asseoir sur ses lauriers quand tu vois Marie-Philip Poulin, la meilleure joueuse au monde, être celle qui travaille le plus fort dans le gym», a observé l’auteure de six points, dont deux buts, en 21 matchs réguliers.

Blanchie en trois rencontres éliminatoires, la joueuse d'énergie aimerait profiter de l’encadrement du Centre 21.02 pour toucher plus souvent la cible.

Photo BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES / AFP
Photo BRUCE BENNETT / GETTY IMAGES / AFP

Les partisans la réclamaient

Les amateurs montréalais demandaient sur les réseaux sociaux, depuis des semaines, le retour de Dubois.

«Catherine a non seulement été une des favorites de nos partisans, mais elle avait aussi la cote dans le vestiaire par sa constante bonne humeur et son énergie positive contagieuse», a commenté Sauvageau dans un communiqué.

«Ça fait chaud au cœur, je le sens l’amour des fans, a soutenu Dubois. Ça me donne une confiance que je n’avais pas avant. Il faut que je me pince pour réaliser que c’est vrai. Je ne comprends pas que les gens m’aiment comme ça. Ils me nourrissent autant que je les nourris.»

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