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Carrier, un gars hyper intelligent au jeu

Martin Chevalier / JdeM
Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2024-12-19T23:16:16Z

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Le Canadien a vu ce qu’il avait à voir de Justin Barron. 

Le jeune est parti, n’en parlons plus. À l’évidence, Kent Hughes s’en est fait passer une pas pire par l’Avalanche lorsqu’il a obtenu Barron en retour d’Artturi Lehkonen.

Une mauvaise évaluation de personnel que Hughes n’a pas hésité à corriger en liquidant Barron aux Predators. Il faut dire que le choix de deuxième tour que le Canadien avait obtenu en plus de Barron a permis à Hughes d’avancer en fin de premier tour du dernier encan et de mettre la main sur Michael Hage...

Si Hage devient ce que l’on projette en lui, alors Hughes pourra considérer cette transaction comme étant un coup de circuit et ce, en dépit des succès de Lehkonen au Colorado. Rappelons qu’on n’a jamais vraiment vu Lehkonen plus haut qu’un troisième trio avec le Canadien alors qu’il patrouille le flanc gauche de deux pas pires clients, Nathan Mackinnon et Mikko Rantanen. Il faut aussi rappeler la coupe Stanley remportée par Lehkonen en 2022 avec l’Avalanche.

Bref, même si Barron a échoué, le Canadien peut rêver bien éveillé d’avoir réussi cette transaction. Je souhaite bonne chance à Justin Barron avec Nashville. Il n’est pas encore trop tard pour un jeune de 23 ans.

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Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

En retour de Barron, le CH accueille un joueur québécois, Alexandre Carrier. À 28 ans, il débarque avec une expérience qui fait de lui le troisième de la hiérarchie des vétérans de l’organisation à la ligne bleue, derrière David Savard et Mike Matheson.

Je connais Carrier depuis qu’il a 12 ans. Je l’ai vu jouer des dizaines de matchs, je l’ai vu progresser avec une domination tranquille, mais certaine, partout dans les rangs amateurs québécois.

Ce n’est pas le plus grand à 5 pieds 11 pouces, ce n’est pas le plus gros à 180 livres, les polis qui ne le connaissent pas trop diront qu’il fait une bonne première passe.

Dans les faits, il est pas mal plus que ça. C’est un gars hyper intelligent au jeu, il ne prend pas de risques inutiles. Il ne fera probablement jamais les jeux de la semaine, mais son efficacité tranquille sera appréciée.

La force de Carrier réside dans ce qu’il a à offrir, qui est clair et limpide. C’est passablement plus sécurisant qu’un Barron qui, un soir donné, en score un superbe en se portant à l’attaque, mais qui, le lendemain, se fait ramasser en terminant avec un moins 3 pas élégant et dont il est totalement imputable.

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Carrier a la tête froide et bien vissée sur ses épaules. Je pense qu’il va aider le projet de stabilisation de la brigade défensive du Canadien.

Ce qui m’inquiète, toutefois, est que son A.D.N. ressemble à celui de David Savard.

Est-ce que son arrivée signifie le départ du vétéran barbu à la date limite des transactions?

J’espère que le plan est de garder Savard ici. Fiable et engagé, David est un meuble du vestiaire de l’équipe qui rend encore de précieux services sur la glace.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Il pourra, en demeurant ici, poursuivre son mentorat auprès des jeunes défenseurs de l’organisation. Et si Hughes acquiert un Québécois francophone pour mieux en échanger un autre, je serai déçu. Moi, les p’tits gars d’ici, je les empilerais...

Je sais que beaucoup d’entre vous n’en ont rien à cirer, mais j’aimerais que vous preniez le temps de regarder le jeu de Carrier, un «kid» qui a rêvé du Canadien et qui se retrouve à endosser le chandail de sa vie. Ça fait un effet formidable sur un joueur. Parlez-en à Francis Bouillon, Maxim Lapierre, Steve Bégin, Phillip Danault, Samuel Montembeault et tant qu’à y être, à un certain... David Savard!

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