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Caroline, la vieille tante gossante

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2026-05-26T03:44:03Z

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Ça devrait être interdit d’être plate comme les Hurricanes.

Maudit qu’ils m’« énarvent ».

J’écrirais la même chose s’ils affrontaient les Devils.

Cette défaite, lors du troisième match, me donne encore plus le goût de voir le Canadien trouver une solution pour démolir ce club-là.

Les Hurricanes, c’est un modèle concernant les systèmes de jeu. J’ai demandé à trois grands cerveaux dans le développement du hockey au Québec et ils m’ont tous instinctivement souligné que c’était l’équipe à imiter.

Ne faites pas ça, SVP. C’est horrible. Je ne regarderai plus le hockey. Je vais me retaper tous les Columbo, comme durant la pandémie.

Contre Tampa, il y avait des feux d’artifice. Contre Buffalo, c’était fou. Contre les Hurricanes, ça ressemble à du soccer défensif.

La recette nutritive, mais plate

Je comprends. Ils ont la recette. Mais ça donne une salade sans vinaigrette avec parfois, quand ils se sentent de party, deux ou trois tomates cerises.

Comme Caroline, notre vieille tante gossante qui sait tout, qui ne boit pas de vin avec des sulfites et qui ne comprend pas pourquoi sa passion pour les oiseaux ne l’aide pas à trouver l’amour de sa vie.

Les Hurricanes attendent à la ligne rouge, même à leur ligne bleue. Ils réussissent à prendre la rondelle, la balancent dans le fond et essaient de la reprendre.

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Si ce n’est pas en la dompant au fond ou en la lobant en zone neutre, c’est en rentrant dans la zone et en s’envoyant la rondelle où on s’en fout : derrière le but par du jeu en cycle (cycling), aux défenseurs, le long des bandes.

Et, à un moment donné, après 17 secondes de platitude, par chance, il peut y avoir un tir vraiment pas dangereux. Mais aussi une chance en or, car un tir va dévier sur le coin de l’épaulette de quelqu’un et finir devant le but. Comme le filet de Gostisbehere.

Bravo !

Je le redis, c’est visiblement ça qui fonctionne. Ils en sont manifestement fiers. Bravo ! Mais batinse que c’est plate.

Et si vous dites que je suis un fafan... j’ai reçu une avalanche de courriels de très-fafans cette semaine parce qu’on voudrait que je le sois plus. C’est n’importe quoi.

Du côté du Canadien, c’est différent. Nick Suzuki a l’air de vouloir la domper. Puis il fait un 360 degrés en esquivant trois ou quatre mises en échec.

Ivan Demidov essaie quelques feintes.

Juraj Slafkovsky prend de la vitesse et essaie d’aller vers le filet.

Lane Hutson, quand il n’a pas le choix de domper la rondelle, il doit vomir dans sa bouche tellement il doit trouver ça plate.

Au volume, c’est peut-être mieux de ne pas prendre de risques. Avec de la chance, ça finit peut-être par payer.

Mais, si tu prends toujours un fer au lieu d’un bois numéro un au départ, tu vas finir par perdre.

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