Carabins: les célébrations se poursuivent à la mairie

Philippe Asselin
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Les Carabins de l’Université de Montréal ont poursuivi les célébrations de leur conquête de la Coupe Vanier avec un arrêt à l’hôtel de ville, mercredi.
Ainsi, les champions ont rencontré la mairesse Valérie Plante et signé le livre d’or de la ville.
Montréal est fière de vous, les @Carabins! Bravo pour votre victoire! 🔥💙 https://t.co/BUfT40yHzK
— Valérie Plante (@Val_Plante) November 29, 2023
L’entraîneur-chef Marco Iadeluca est né à dans la métropole québécoise et y a toujours vécu.
«En tant que Montréalais, c’est vraiment spécial d’être reconnu par ta ville natale, a-t-il souligné. C’est surtout plaisant pour nos joueurs. Quand tu fais le saut au football universitaire, tu t’imagines gagner. Quand ça arrive, c’est énorme.»

La directrice générale du CEPSUM, Manon Simard, était aussi de la visite à l’hôtel de ville en 2014, lors du premier sacre des Bleus. La femme qui est au cœur de la relance et du développement des Carabins depuis 1995 y est allée d’une réflexion intéressante sur la signification de ce deuxième championnat national pour l’équipe de football.
«Cette victoire-là, elle représente autre chose. La première démontrait que nous avions monté la montagne. Celle-là confirme que nous sommes bien installés en haut de la montagne.»
Sourires et boîte de nuit
C’est le demi défensif Kaylyn St-Cyr qui a été sélectionné pour parler au nom de ses coéquipiers sur l’estrade.
«Ça me touche d’avoir été choisi, a-t-il dit. Pendant toute l’année, j’ai été l’un des leaders de cette équipe. Ça boucle bien la boucle. C’est un honneur d’avoir eu la chance de représenter mes coéquipiers à l’hôtel de ville.»

Ce n’est cependant pas le moment au côté de la mairesse Plante qui a le plus marqué St-Cyr depuis le sacre des siens. Après être revenus au Québec dans la soirée de samedi, les Carabins ont sorti le gros trophée dans une boîte de nuit. C’est entre deux pas de danse que le vétéran a pleinement pris conscience de ce que signifiait ce que ses coéquipiers et lui venaient d’accomplir.
«Pendant que nous étions au club, je suis venu les yeux pleins d’eau, s’est souvenu le sympathique athlète. J’étais un peu surélevé. Je regardais tout le monde et je voyais des sourires dans tous les visages. C’est venu me chercher. J’ai réalisé à ce moment que nous avions atteint notre objectif.»
Place aux études
Les célébrations touchent bientôt à leur fin pour les Bleus. Les entraîneurs ont déjà le nez dans le recrutement. Chez les étudiants-athlètes, c’est une autre paire de manches.
Contrairement aux joueurs des Alouettes qui n’ont qu’à célébrer leur championnat dans les prochaines semaines, les footballeurs des Carabins doivent quant à eux retourner sur les bancs d’école. Les remises de travaux et les examens finaux les attendent.
«Le plus gros défi de notre programme en ce moment, ce n’est pas de préparer la prochaine saison. C’est plutôt l’école, a indiqué Mme Simard. Quand tu te rends jusqu’au bout, tu joues au football pendant la fin de session. Certains de nos jeunes ont pris du retard.»
«Ils veulent fêter et ils sont demandés partout. Ils doivent cependant se concentrer sur l’école. C’est difficile après avoir vécu toutes ces émotions. S’ils veulent revivre ça l’an prochain, ils doivent réussir dans leurs études. C’est ça, l’objectif présentement.»

C’est ça la réalité des étudiants-athlètes, qui, rappelons-le, ne sont pas rémunérés pour les nombreuses heures de dur labeur qu’ils mettent sur le terrain et dans le gymnase.
«Je leur répète souvent qu’ils m’impressionnent, a affirmé Iadeluca. Il y a des gars qui étudient en médecine, d’autres font un diplôme de deuxième cycle. Ils sont à Polytechnique, aux HEC, en droit, en pharmacie ou en physiothérapie. Ce sont des programmes hyper exigeants. De réussir à combiner ça avec toute la charge de travail qu’ils ont avec le football, c’est réellement exceptionnel.»