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Carabins: Carl Chabot n’était pas prêt à dire au revoir au football

Photo Martin Chevalier

Philippe Asselin

2024-08-14T23:00:00Z

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L’entrée sur le marché du travail de Carl Chabot attendra, car il n’est pas question de rater une autre occasion d’écrire l’histoire du programme de football des Carabins de l’Université de Montréal.

Cette semaine, plusieurs ont été surpris de voir le receveur de passes avec son casque et ses épaulettes quand l’équipe a publié les premières images de son camp d’entraînement 2024 sur les réseaux sociaux.

Chabot a amorcé son parcours universitaire en 2019. Pour illustrer comment c’est une éternité dans l’univers du football, il a été coéquipier de Marc-Antoine Dequoy chez les Bleus, lui qui est le visage des Alouettes de Montréal depuis déjà quatre saisons.

Même s’il a 25 ans, Chabot bénéficie d’une année d’éligibilité supplémentaire en raison de la saison annulée par la COVID-19. Mais pourquoi revenir après trois conquêtes de la Coupe Dunsmore, et surtout, un triomphe à la Coupe Vanier l’an dernier?

«J’ai le sentiment que la job n’est pas encore finie», laisse tout simplement tomber Chabot.

Thierry Laforce / Agence QMI
Thierry Laforce / Agence QMI
Finir avec «sa gang»

Cette réponse a de quoi surprendre, considérant que les Carabins ont mis la main sur le Saint Graal du football universitaire canadien.

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«On pourrait voir ça comme ça, mais personne n’est encore satisfait ici. Évidemment, nous sommes contents de nos réalisations de l’an dernier, mais nous avons de plus grandes ambitions encore», explique celui qui aurait eu l’impression de ne pas avoir accompagné «sa gang» jusqu’à la fin.

«J’ai grandi avec cette cuvée-là, pis je veux que mon histoire avec les Carabins finisse en même temps que la leur.»

La campagne 2024 marquera effectivement la fin du parcours de la fameuse cuvée COVID-19 (2020-2021), alors que pratiquement l’entièreté de l’édition 2023 des Bleus sera de retour sur le terrain.

Des surdoués comme Jonathan Sénécal, Nicky Farinaccio et Harold Miessan auront probablement l’occasion de jouer chez les professionnels en 2025. Pour Chabot et plusieurs autres de ses coéquipiers, ce sera le chant du cygne. Ils espèrent tous se retirer en soulevant la coupe Vanier pour une deuxième fois en autant d’années, ce qui ne s’est jamais vu chez les Carabins et qui a été fait seulement cinq fois par d’autres programmes depuis 1965.

Un brillant avenir professionnel qui attendra encore un peu

La réalité d’un étudiant-athlète est assez complexe. En plus de devoir s’entraîner comme des professionnels, ils doivent aller à l’école et la grande majorité d’entre eux doivent travailler pour subvenir à leurs besoins.

C’est tout de même ce que s’est imposé Chabot pour une autre année, lui qui est promis à un brillant avenir sur le marché du travail. Le génie de la finance a déjà été approché pour obtenir un lucratif premier emploi, mais la «vie d’adulte», la cotisation à ses REER et tout le tralala attendront encore un peu.

«Je peux repousser mon entrée sur le marché du travail, mais je ne peux pas rejouer au football après l’avoir quitté», explique l’étudiant à la maîtrise en gestion à HEC Montréal.

«Je pense que je suis dans une très bonne position et que je suis chanceux. J’ai quand même fait les efforts pour me que ça m’arrive», ajoute celui qui effectuera un troisième stage pendant son dernier tour de piste avec les Carabins.

«Je vais pouvoir jouer ma dernière saison et prendre de l’expérience en même temps. Au fond, c’est le meilleur des deux mondes.»

Parions que peu d’individus considèrent les semaines de plus de 80 heures comme étant «le meilleur des deux mondes», mais ce n’est pas donné à tous d’être Carl Chabot.

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